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Iran says it struck ships in Strait of Hormuz after US launches new strikes

L'armée américaine a lancé des frappes contre l'Iran le mercredi 10 juin 2026, entraînant des attaques du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) contre des navires dans le détroit d'Ormuz. Si Téhéran affirme que le passage…

Le détroit d'Ormuz : un blocage contesté
L’armée américaine a lancé des frappes contre l’Iran le mercredi 10 juin 2026, entraînant des attaques du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) contre des navires dans le détroit d’Ormuz. Si Téhéran affirme que le passage est totalement fermé, le Commandement central des États-Unis assure que le trafic commercial se poursuit.

Le détroit d’Ormuz : un blocage contesté

La tension a atteint un point critique dans l’une des voies maritimes les plus stratégiques au monde. Le détroit d’Ormuz est un point de passage névralgique pour l’économie mondiale, car il constitue le principal conduit pour le transport du pétrole et du gaz naturel liquéfié depuis le Golfe Persique vers les marchés internationaux. Toute interruption du transit dans cette zone étroite a des répercussions immédiates sur la sécurité énergétique et la stabilité des prix mondiaux.

Selon des rapports relayés par France 24, le commandement militaire iranien a annoncé qu’il ciblerait tout navire transitant par le détroit d’Ormuz. Cette menace fait suite à des attaques iraniennes contre deux navires qui tentaient de traverser la zone.

Le détroit d'Ormuz : un blocage contesté
Photo: businesstimes.com.sg

Téhéran a été catégorique, affirmant via les médias d’État que le détroit était complètement fermé à tout type de navire. Cette déclaration marque une escalade majeure dans la stratégie de réponse iranienne.

Le Commandement central des États-Unis (Centcom) a toutefois démenti cette version des faits. Basé à MacDill en Floride, le Centcom est l’organisme militaire chargé de coordonner les opérations américaines dans la région du Moyen-Orient. Dans un communiqué publié sur X, l’organisme militaire a précisé que les navires commerciaux continuent de transiter et de sortir du détroit d’Ormuz ce soir. Le Centcom a également précisé qu’aucun navire de guerre américain n’avait été touché dans la zone, contredisant les rapports de l’état iranien évoquant l’usage de missiles et de drones contre des bâtiments de l’US Navy.

La stratégie du « choc » de Donald Trump

L’offensive américaine s’inscrit dans une volonté explicite de pression maximale. Le président Donald Trump a justifié ces frappes en affirmant que Téhéran avait pris trop de temps pour négocier un accord afin de mettre fin à la guerre. Avant même le lancement des opérations, le président avait averti sur Truth Social : Nous les avons frappés fort hier et nous allons les frapper fort encore aujourd’hui.

La stratégie du « choc » de Donald Trump
Photo: yahoo.com

Cette approche, décrite comme une forme de diplomatie par le feu, a été relayée par le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth. Lors d’une visite au Centcom en Floride, Hegseth a affirmé que les bombes allaient tomber sur des installations clés en Iran.

Si nous devons négocier avec des bombes, nous négocierons avec des bombes.

Pete Hegseth, secrétaire à la Défense des États-Unis, via Business Times.

L’ampleur de l’attaque a été précisée par Fox News, citant le président Trump. Selon ces informations, les forces américaines auraient frappé l’Iran avec 49 missiles Tomahawk lors du raid lancé tôt jeudi, heure locale. Les missiles Tomahawk sont des missiles de croisière longue portée utilisés pour des frappes de précision contre des cibles terrestres. Trump a ajouté que si les conditions américaines pour mettre fin au conflit ne sont pas acceptées, il bombardera tout dès la nuit suivante.

Chronologie d’une escalade : hélicoptères et réservoirs d’eau

Le regain des hostilités suit une séquence d’incidents violents survenus en début de semaine :

Ships struck near Strait of Hormuz as Iran threatens security of key oil passage
  • Lundi : Un hélicoptère américain est abattu près du détroit d’Ormuz, un acte imputé à l’Iran.
  • Mardi : En réponse, les États-Unis ciblent des sites de radars et des défenses aériennes iraniennes.
  • Mercredi 10 juin : L’armée américaine lance des frappes directes contre l’Iran. Téhéran riposte en lançant des missiles et des drones contre des bases américaines situées en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn.
  • Jeudi (tôt le matin) : Les forces américaines lancent un raid utilisant 49 missiles Tomahawk.

Bien que des explosions aient été signalées dans plusieurs villes du sud de l’Iran, notamment à Bandar Abbas, Sirik, Kangan et Minab, un responsable américain a indiqué que les dommages étaient mineurs.

Chronologie d'une escalade : hélicoptères et réservoirs d'eau
Photo: aol.com

L’aspect le plus controversé de ces frappes concerne les infrastructures civiles. Selon Yahoo News, le ministère iranien des Affaires étrangères accuse Washington d’avoir délibérément frappé des réservoirs fournissant de l’eau potable à dix villages. En droit international humanitaire, les installations essentielles à la survie de la population civile, comme les points d’eau, sont considérées comme des objets protégés.

Ce n’est pas un dommage collatéral – c’est un crime de guerre calculé et une violation flagrante des droits de l’homme.

Le Pentagone n’a pas immédiatement répondu à ces accusations. Cette situation ravive les craintes liées aux menaces précédentes de Donald Trump de détruire les infrastructures civiles iraniennes, comme les ponts et les centrales électriques.

L’échec du cessez-le-feu et l’alerte internationale

Ce cycle de violence marque la fin effective d’un cessez-le-feu fragile conclu en avril, qui ne devait initialement durer que deux semaines. Depuis, les deux nations ont maintenu un état de tension avec des échanges de tirs intermittents, sans jamais revenir à une paix stable.

La communauté internationale s’inquiète désormais d’un basculement vers une guerre totale. Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a averti que le Moyen-Orient était tiré plus profondément dans la crise.

Nous ne devrions pas minimiser les risques qu’un « moindre-feu » ne devienne un « feu total ». Toutes les parties doivent œuvrer vers un règlement diplomatique. Plus d’attaques. Plus d’excuses.

L’isolement de Téhéran s’accentue. Vingt-deux pays, incluant les États-Unis et plusieurs nations européennes, ont publié une déclaration commune exigeant que l’Iran cesse d’attaquer des personnes sur notre sol. Cette coalition de nations a souligné que les tentatives d’enlèvement, d’intimidation ou d’attaque sapent la souveraineté nationale et les normes internationales.

L’issue des prochains jours dépendra de la réaction de Masoud Pezeshkian, le président iranien, qui a déclaré que son pays resterait ferme face à toute pression ou menace. Alors que Washington lie l’arrêt des bombardements à l’acceptation de ses termes, Téhéran dénonce un message contradictoire qui nuit au processus diplomatique.

Le Pentagone a confirmé que les frappes visaient les systèmes de défense et les infrastructures iraniennes, intensifiant les tensions dans la région.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.