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Saskatchewan élargit le dépistage du cancer du sein aux femmes de 40 ans et plus

Le 1er juillet 2026, la province de la Saskatchewan a achevé la dernière phase de l’élargissement de son programme de dépistage du cancer du sein, permettant à toutes les femmes de 40 ans et plus de bénéficier de…

L’expansion du programme de dépistage

Le 1er juillet 2026, la province de la Saskatchewan a achevé la dernière phase de l’élargissement de son programme de dépistage du cancer du sein, permettant à toutes les femmes de 40 ans et plus de bénéficier de mammographies de dépistage sans ordonnance. Cette mesure, qui s’inscrit dans un processus progressif lancé en janvier 2025, étend l’âge d’éligibilité à 40 ans, ajoutant environ 76 000 femmes au nombre de celles qui peuvent accéder au programme BreastCheck, selon le gouvernement provincial.

L’expansion du programme de dépistage

La Saskatchewan a progressivement abaissé l’âge d’éligibilité au dépistage du cancer du sein, passant de 50 à 40 ans, via un processus en quatre étapes. La dernière phase, effective au 1er juillet 2026, permet à toutes les femmes âgées de 40 ans ou plus de réserver une mammographie de dépistage sans ordonnance, comme le précise le site DiscoverWeyburn.com. Cette mesure vise à améliorer la détection précoce, un facteur clé pour une prise en charge efficace du cancer.

L’expansion du programme de dépistage
Photo: 620 CKRM
L’expansion du programme de dépistage
Photo: 980 CJME

« Le basculement de l’âge d’éligibilité de 50 à 40 ans au cours des 18 derniers mois place les patients au cœur des soins en garantissant que plus de femmes en Saskatchewan puissent bénéficier des soins appropriés, au bon endroit, au bon moment », a déclaré le ministre de la Santé, Jeremy Cockrill, selon le même article.

Le programme BreastCheck, géré par l’Agence canadienne contre le cancer de la Saskatchewan, permet aux femmes de 40 ans et plus de bénéficier de mammographies de dépistage gratuites. Les femmes éligibles doivent avoir au moins 40 ans au moment de la réservation, ne pas présenter de symptômes mammaires et avoir été libres de cancer pendant cinq ans, selon les critères établis par le gouvernement.

Les inquiétudes sur la précision des mammographies

Alors que le programme est salué comme une avancée, des experts soulignent les limites des mammographies, particulièrement pour les femmes aux tissus mammaires denses. Jennie Dale, fondatrice de Dense Breasts Canada, a souligné que les mammographies peuvent manquer jusqu’à 40 % des cancers dans les cas de densité élevée, car le tissu dense et le cancer apparaissent blancs sur l’image, créant un « effet masquant », selon le rapport de la CBC.

La Saskatchewan abaisse à 40 ans l'âge du dépistage du cancer du sein

« Les mammographies peuvent manquer jusqu’à 40 % des cancers dans la catégorie de densité la plus élevée, soit environ 30 % dans la deuxième catégorie la plus élevée », a expliqué Dale. Elle a également souligné que la densité mammaire ne peut être déterminée que par une mammographie, pas par l’apparence ou le toucher.

Malgré ces limites, le gouvernement affirme que 75 % des cancers du sein sont détectés à un stade précoce grâce aux mammographies de dépistage, comme le précise le site 980 CJME. Karen Efthimiou, vice-présidente de l’Agence canadienne contre le cancer, a insisté sur l’importance de la régularité des dépistages : « La détection précoce permet souvent de détecter les changements avant l’apparition des symptômes », a-t-elle déclaré.

Les défis de l’adoption et des campagnes de sensibilisation

Les autorités reconnaissent que la réussite du programme dépend de la sensibilisation des femmes. Selon Jennie Dale, l’adoption du dépistage est actuellement de 20 à 30 % chez les femmes de 40 ans, contre 50 à 60 % chez les plus âgées. « Il ne suffit pas de changer la politique, il faut informer les gens de cette modification », a-t-elle insisté.

Les défis de l’adoption et des campagnes de sensibilisation
Photo: CBC

Le gouvernement a annoncé l’élargissement du programme, mais les défis restent liés à l’information. « Il faut que les femmes sachent qu’elles sont éligibles », a ajouté Dale. Elle a proposé des campagnes ciblées, comme des lettres d’invitation et des initiatives publicitaires, pour augmenter le taux d’adoption.

Le ministre Cockrill a souligné que l’objectif est de garantir que les femmes reçoivent les soins nécessaires. « Toutes les femmes méritent de savoir que leur santé compte et que le système de santé agit en leur faveur », a-t-il déclaré, selon le site 980 CJME.

Le rôle des unités mobiles et des centres spécialisés

Pour assurer l’accès dans les régions rurales et nordiques, le programme inclut deux unités mobiles de mammographie, qui se déplacent dans les communautés éloignées. Cette initiative, mentionnée dans le rapport de 620 CKRM, vise à réduire les inégalités d’accès au dépistage.

Les femmes peuvent également se faire dépister dans huit centres désignés à travers la province. Les mammographies de dépistage sont gratuites et ne nécessitent pas d’ordonnance, mais les femmes présentant des symptômes doivent recourir à des mammographies diagnostiques, qui nécessitent une recommandation d’un professionnel de santé.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.