La prise en charge nutritionnelle des patients en dialyse péritonéale (DP) repose sur une approche multidisciplinaire associant marqueurs biologiques, outils cliniques et évaluations alimentaires pour prévenir la dénutrition.
L’objectif central est de prévenir ou corriger la dénutrition protéino-énergétique, déterminant majeur de morbi-mortalité chez ces patients.
Le contrôle des électrolytes et du phosphore
La gestion des apports en sodium, phosphore, potassium et calcium est essentielle afin de limiter les complications métaboliques et cardiovasculaires.
La lutte contre la dénutrition et la gestion des protéines
La dénutrition protéino-énergétique est fréquente chez les patients en dialyse péritonéale. Les recommandations actuelles préconisent un apport protéique d’environ 1,2 à 1,3 g/kg/j, ajusté aux pertes protidiques liées à la dialyse et à l’état inflammatoire.
Le calcul du Normalized Protein Nitrogen Appearance (nPNA) constitue un indicateur utile des apports protéiques, permettant d’adapter les prescriptions nutritionnelles.
Les spécificités de la dialyse péritonéale
La surveillance nutritionnelle en dialyse péritonéale requiert une attention particulière sur les apports énergétiques. Comme le souligne une publication dans Néphrologie & Thérapeutique, l’absorption de glucose via le dialysat doit être intégrée dans le calcul des apports énergétiques, car elle peut influencer le métabolisme du patient.
Les piliers de la surveillance nutritionnelle quotidienne
Pour optimiser la qualité de vie et le pronostic, les cliniciens s’appuient sur plusieurs axes de surveillance :
- Le sodium, le phosphore, le potassium et le calcium : La gestion de ces éléments est essentielle pour limiter les complications.
- L’évaluation multidimensionnelle : L’évaluation nutritionnelle repose sur une approche associant marqueurs biologiques (albumine, pré-albumine interprétées dans un contexte inflammatoire), indices composites (Malnutrition Inflammation Score [MIS], indice nutritionnel pronostique [PNI], Subjective Global Assessment [SGA]), estimation des apports alimentaires et outils fonctionnels tels que la force de préhension ou la bioimpédancemétrie.
La prise en charge nutritionnelle des patients en DP nécessite une évaluation régulière et multidisciplinaire. Une approche individualisée, intégrant les pertes liées à la technique et les caractéristiques du patient, est essentielle.
L’équilibre nutritionnel reste complexe et varie selon chaque individu.
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