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UEFA vows World Cup boycott as Concacaf rejects FIFA private equity plan

by Amélie Bernard
UEFA vows World Cup boycott as Concacaf rejects FIFA private equity plan

Le Conseil de l’UEFA, réuni en urgence, a déclaré que « le Mondial ne peut être considéré comme un produit d’investissement » et a exigé que le projet de privatisation soit abandonné. Cette décision a été soutenue par la Confédération nord-américaine de football (CONCACAF), qui a également rejeté le plan lors d’une réunion jeudi.

UEFA et ses 55 associations nationales refusent le projet de privatisation

« Nous rejetons unanimement et sans ambiguïté la proposition de la FIFA de transférer les intérêts de propriété dans la Coupe du monde et d’autres compétitions de la FIFA à des investisseurs privés », a déclaré l’UEFA dans un communiqué. L’organisation a souligné que le Mondial, « construit sur des générations par les joueurs, les équipes nationales et les supporters à travers le monde », ne doit pas être « vendu » à des acteurs extérieurs.

La vice-présidente de l’UEFA, Laura McAllister, a affirmé que le projet posait une « menace existentielle réelle pour le jeu ».

« C’est irresponsable et inadmissible qu’une proposition d’une telle importance pour le football ait été conçue en secret » UEFA, déclaration officielle

Le communiqué de l’UEFA a également indiqué que les équipes nationales européennes ne participeraient à aucune compétition de la FIFA tant que le projet ne serait pas abandonné. Cette menace a été soutenue par la CONCACAF, qui a exprimé des « préoccupations profondes » sur le manque de processus adéquat et le délai trop court imposé.

FIFA défend son projet de financement

La FIFA a justifié son initiative en affirmant que le projet vise à « garantir que le jeu atteigne chaque coin du monde » et à « partager la valeur créée par le football ». Le président Gianni Infantino a déclaré que les investisseurs seraient sélectionnés selon des « critères clairs de gouvernance et de stratégie » et qu’ils représenteraient une « diversité géographique ».

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Le projet prévoit la création d’une filiale, la FIFA Forward Enterprise (FFE), qui regrouperait les opérations commerciales et événementielles de la FIFA. Cette structure permettrait d’augmenter les investissements dans les programmes de développement, selon le communiqué de la FIFA.

Les conséquences d’un boycott

L’UEFA, qui représente un quart des membres de la FIFA, inclut la plupart des équipes les plus performantes, comme l’Espagne, qui a remporté la Coupe du monde 2022.

Le président de la Fédération anglaise de football, Debbie Hewitt, a déclaré qu’elle soutenait « pleinement » la position de l’UEFA.

Les réactions internationales

La CONCACAF a également rejeté le projet, soulignant que le délai imparti pour les décisions était « artificiellement court » et que le processus manquait de transparence. Les associations membres ont remis en question le besoin d’investissements privés pour financer les programmes de développement de la FIFA.

UEFA vows World Cup boycott as Concacaf rejects FIFA private equity plan
Photo: UEFA.com

Le président de la Fédération écossaise de football, Mike Mulraney, a affirmé que le football ne devait pas « se prostituer pour des gains financiers ». Il a ajouté que les intérêts des associations nationales, des ligues, des clubs, des joueurs et des supporters ne devaient pas être subordonnés aux retours financiers des investisseurs.

Les enjeux politiques pour Gianni Infantino

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a été élu en 2016 et doit se représenter en mars 2027. Cependant, Al-Khelaifi a déclaré qu’il ne souhaitait pas devenir président de la FIFA.

Spain celebrate winning the men's World Cup
Photo: BBC

Lars-Christer Olsson, ancien directeur général de l’UEFA, a affirmé que la position d’Infantino pourrait être en danger, soulignant que la FIFA devrait instaurer une réforme pour éviter que des individus accumulent un pouvoir excessif.

Le destin d’Infantino reste incertain, mais l’UEFA et la CONCACAF ont clairement indiqué qu’elles ne toléreraient pas une gouvernance basée sur la pression financière. Le prochain test pour la FIFA sera de savoir si elle peut convaincre ses membres de soutenir son projet ou s’il doit être abandonné.

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