Les tensions entre les États-Unis et l’Iran s’intensifient alors que des ambassades américaines recommandent à leurs ressortissants de considérer de quitter le Moyen-Orient, tandis qu’un protocole d’accord entre les deux pays est signé à distance, selon des sources. Les attaques récentes et les menaces militaires marquent une escalade inquiétante.
Diplomatie et accords : un protocole signé à distance
Le 17 juin 2026, un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran a été signé électroniquement par les présidents Donald Trump et Massoud Pezeshkian, selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Ce document prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz et la levée du blocus naval américain, selon des informations relayées par RFI. Cependant, la signature officielle devait avoir lieu en Suisse, comme l’a confirmé Emmanuel Macron sur X, qui a salué un « pas important pour la paix ».

Le protocole, finalisé lors d’une réunion à Islamabad, prévoit une réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, mais l’Iran a précisé qu’un « frais de service » serait appliqué après 60 jours, selon le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf. Les détails de cet accord restent flous, et la réunion prévue en Suisse le 18 juin n’a pas été confirmée, selon le porte-parole iranien Esmaeil Baghaei.
Tensions militaires et menaces réciproques
Les hostilités entre les États-Unis et l’Iran ont repris, avec des attaques réciproques et des menaces de représailles. L’armée iranienne a averti qu’elle « ouvrirait de nouveaux fronts » si les États-Unis reprenaient leurs frappes, après les déclarations de Donald Trump qui avait annulé une offensive mardi 19 mai à la demande des dirigeants du Qatar et des Émirats arabes unis, selon Medias24.
Le 15 juillet 2026, des drones iraniens ont attaqué le Koweït, tandis que des explosions ont été signalées dans des villes comme Bandar Abbas et Qeshm, près du détroit d’Ormuz, selon France24. Donald Trump a menacé de frapper des centrales électriques et des ponts en Iran si aucun accord n’était conclu, affirmant : « La semaine prochaine, ça va vraiment mal tourner pour eux ».
Stocks de missiles américains en baisse
Les États-Unis font face à une diminution critique de leurs stocks d’intercepteurs, essentiels pour contrer les missiles balistiques iraniens. Selon un rapport du CESI, le Pentagone dispose de 759 à 827 intercepteurs Patriot, contre 2.330 avant la guerre, et environ 250 missiles THAAD, contre 450 initialement, selon BFM. Cette pénurie pourrait contraindre les Américains à prendre des risques lors des interceptions, comme le laisse entendre NBC.

Le général Dan Caine, chef d’état-major interarmées, a exprimé ses préoccupations à la Maison Blanche, mais Donald Trump a minimisé la situation, affirmant : « Nous avons bien plus de munitions que n’importe qui d’autre au monde ». Un contrat de 58,6 milliards de dollars avec Lockheed Martin a été signé pour accélérer la production de missiles Patriot, selon BFM.
Avertissements aux ressortissants américains
Les ambassades américaines au Moyen-Orient ont appelé leurs ressortissants à envisager de quitter la région, en raison de l’escalade du conflit. Une alerte de sécurité, publiée par les missions à Amman, Jérusalem et Bagdad, avertit : « Les Américains présents dans la région devraient envisager de partir, ou être prêts à partir en cas d’escalade », selon TF1 Info.

Les ressortissants sont invités à surveiller les vols et à suivre les consignes locales. L’ambassade américaine à Jérusalem a souligné que le régime iranien était « imprévisible », après des attaques récentes contre des zones inattendues, comme l’Égypte. L’Iran a accusé les États-Unis d’« attiser les tensions » et a menacé les pays qui serviraient de « bouclier défensif » à l’Amérique.
Risques et incertitudes
Le conflit, qui dure depuis plus de 90 jours, reste marqué par des positions éloignées, notamment sur le nucléaire. L’Iran exige le déblocage de ses avoirs gelés et la levée des sanctions, tandis que les États-Unis insistent sur des conditions strictes, selon Medias24. Le Qatar a appelé à plus de temps pour les négociations, alors que le pétrole flirte avec les 110 dollars le baril, selon France24.
Les attaques récentes, comme celle contre un navire gazier égyptien, ont accru les tensions. L’Égypte mène une enquête sans accuser de groupe, tandis que l’armée iranienne accuse Washington d’« attiser les tensions ». Le risque d’une escalade reste élevé, avec des frappes répétées et des menaces militaires explicites.
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