EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : les Etats-Unis disent avoir accompli une série de frappes
Les États-Unis ont lancé des frappes aériennes contre l'Iran le mardi 9 juin 2026, en réponse à la destruction d'un hélicoptère Apache américain dans le détroit d'Ormuz. Le Commandement central américain (Centcom) a ciblé des systèmes de défense…
Les États-Unis ont lancé des frappes aériennes contre l’Iran le mardi 9 juin 2026, en réponse à la destruction d’un hélicoptère Apache américain dans le détroit d’Ormuz. Le Commandement central américain (Centcom) a ciblé des systèmes de défense aérienne et des radars, qualifiant l’opération de « riposte proportionnée ».
L’attaque de l’Apache et le sauvetage des pilotes
Photo: Les Echos
L’incident a débuté dans la nuit de lundi à mardi, lorsqu’un hélicoptère de combat Apache a été abattu alors qu’il survolait le détroit d’Ormuz. Selon Le Figaro, les deux membres d’équipage ont été secourus sains et saufs près des côtes d’Oman, environ deux heures après que l’appareil a été touché.
L’origine de la chute est précise : un responsable américain, s’exprimant sous couvert d’anonymie, a indiqué à Boursorama que l’Apache a été neutralisé par un drone d’attaque iranien à usage unique.
Cet événement marque une escalade significative. Il s’agit du deuxième appareil avec équipage dont les États-Unis ont confirmé la perte face aux forces iraniennes depuis le début du conflit le 28 février. En avril, un chasseur-bombardier F-15E s’était également écrasé dans le sud-ouest de l’Iran.
Les cibles des frappes américaines dans le détroit d’Ormuz
Photo: Le Figaro
La réponse militaire américaine a été rapide. Sur ordre du commandant en chef, le Centcom a lancé des frappes en légitime défense le mardi 9 juin à 17 heures, heure locale. Les opérations se sont concentrées sur les infrastructures de surveillance et de défense iraniennes.
Défense aérienne : Destruction de sites de radars de surveillance.
Commandement : Frappes contre des stations de contrôle au sol.
Zones géographiques : Attaques signalées sur l’île de Qeshm et dans la ville portuaire de Sirik.
Des explosions ont également été rapportées à Bandar Abbas et dans le comté de Jask. Donald Trump a justifié la violence de l’opération lors d’un entretien avec ABC News.
« Je pense que la riposte doit être très forte, très puissante, et c’est exactement ce qu’elle est »
Donald Trump, Président des États-Unis, via Boursorama
La riposte iranienne et les menaces de Téhéran
Guerre au Moyen-Orient : les États-Unis disent avoir repoussé des attaques iraniennes dans le Golfe
Téhéran a immédiatement contesté la version américaine tout en lançant ses propres contre-attaques. Le ministre des Affaires étrangères iranien a tenté de minimiser l’incident, suggérant que la perte de l’hélicoptère pourrait être due à des « erreurs humaines, de simples accidents ou de la possibilité d’être prises dans des tirs croisés », selon BFM.
Sur le terrain, les Gardiens de la révolution ont affirmé avoir attaqué la cinquième flotte américaine basée à Bahreïn à l’aide de drones. Si le ministère de l’Intérieur de Bahreïn a confirmé le déclenchement des sirènes d’alerte, un conseiller médiatique du roi de Bahreïn a précisé sur X que les défenses aériennes avaient repoussé les assauts.
Le ton diplomatique a brusquement changé. Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et interlocuteur clé de Washington, a menacé de troquer la diplomatie contre la force.
« Nous privilégions le langage de la diplomatie, mais nous maîtrisons bien mieux d’autres langages. Si vous ne respectez pas vos engagements, nous passerons à celui que nous parlons le mieux »
Mohammad Bagher Ghalibaf, Président du Parlement iranien, via Les Echos
L’impact sur les négociations de paix et le prix du pétrole
Photo: Boursorama
Cette confrontation survient alors que les deux puissances semblaient proches d’un dénouement. Selon BFM, Donald Trump avait récemment évoqué l’imminence d’un « très, très bon accord » pour mettre fin aux hostilités, prévoyant une conclusion sous deux à trois jours.
Le blocage est désormais autant diplomatique que militaire. Les Echos rapportent que Téhéran conditionne tout accord global avec Washington à l’arrêt des opérations israéliennes au Liban. Malgré un cessez-le-feu proclamé début avril, Israël poursuit ses frappes dans le sud du pays, notamment à Tyr, où huit morts ont été signalés mardi.
L’instabilité dans le détroit d’Ormuz, point de passage névralgique pour l’énergie mondiale, a immédiatement affecté les marchés. Les cours du pétrole ont grimpé d’environ 1 % mercredi en Asie.
Indice Pétrolier
Prix (9 juin 20h45)
Variation
Brent (Mer du Nord)
91,89 dollars
-2,5 % (en redressement)
WTI (West Texas Intermediate)
88,48 dollars
-3 % (en redressement)
L’avenir immédiat des relations américano-iraniennes dépendra désormais de la capacité des deux camps à contenir cette spirale de représailles. Si les États-Unis maintiennent leur pression sur les radars et la défense aérienne, Téhéran a déjà prévenu qu’il riposterait « plus sévèrement » si les hostilités persistaient.
Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.