Les trois candidates en lice pour la direction de l’ONU, dont Amina J. Al-Maktoum, ont réaffirmé leur engagement à renforcer la lutte contre le crime transnational, selon des déclarations publiées le 2 août 2026 par le journal Le Monde.
Les trois candidatures en compétition pour le poste de secrétaire général de l’ONU, Amina J. Al-Maktoum (Émirats arabes unis), Kyoko Sato (Japon) et Luis M. Fernández (Argentine), ont toutes mis en avant la lutte contre le crime organisé comme priorité, lors d’un débat tenu le 2 août 2026 à New York. Ces engagements ont été rapportés par Le Monde et Reuters, qui ont couvert la conférence de presse conjointe des candidats.
Priorités communes et divergences
Toutes les trois candidates ont souligné la nécessité de renforcer la coopération internationale pour combattre les réseaux criminels, notamment le trafic de stupéfiants et le blanchiment d’argent. Amina J. Al-Maktoum a précisé que son plan inclurait la création d’un « centre mondial de lutte contre le crime transnational », tandis que Kyoko Sato a insisté sur la modernisation des outils technologiques pour surveiller les activités illégales. Luis M. Fernández, quant à lui, a mis l’accent sur la protection des droits des victimes, un thème répété par Le Monde le 3 août 2026.
« Le crime organisé est une menace pour la sécurité globale. Nous devons agir de manière coordonnée, sans attendre les décisions politiques. »
Amina J. Al-Maktoum, candidate à la direction de l’ONU
Les candidatures diffèrent toutefois sur les méthodes. Al-Maktoum a défendu un approche plus centralisée, tandis que Sato a proposé une gestion décentralisée par les États membres. Fernández a critiqué les « silences des grandes puissances » sur les crimes liés aux conflits armés, un point développé par Reuters lors de son interview du 3 août.
Réactions des États membres
Les réactions des États membres restent mitigées. Le secrétariat général de l’ONU a indiqué, dans un communiqué du 4 août 2026, que les candidatures seraient examinées selon des critères de compétence et de diversité géographique. Les États-Unis, qui ont jusqu’ici soutenu une candidate d’origine africaine, n’ont pas encore formulé de position officielle, selon Le Monde.
Le gouvernement argentin a salué les propositions de Fernández, soulignant qu’« un chef de l’ONU doit comprendre les réalités des pays en développement ». En revanche, des diplomates européens ont exprimé des doutes sur la capacité de Sato à gérer les conflits armés, comme le relève Reuters dans un article daté du 4 août.
Délais et prochaines étapes
Le scrutin pour le poste de secrétaire général est prévu pour le 15 octobre 2026, selon le calendrier publié par l’ONU. Les candidatures doivent présenter leurs programmes complets d’ici le 10 août. Les États membres auront ensuite trois semaines pour discuter des propositions, avant un vote final. Ces informations proviennent du site officiel de l’ONU, mis à jour le 4 août 2026.
Les trois candidates devraient se rendre en Europe début septembre pour des consultations bilatérales avec les gouvernements, selon un communiqué de leur équipe de campagne. Leur succès dépendra en partie de leur capacité à convaincre les grands pays d’apporter leur soutien, comme le souligne Le Monde dans son édition du 4 août.
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