À Genève, les trois candidates latinos au poste de secrétaire général de l’ONU — Michelle Bachelet, Maria Fernanda Espinosa et Rebeca Grynspan — ont débattu mardi de la revitalisation de l’institution. Elles cherchent à restaurer la confiance mondiale avant le vote du Conseil de sécurité prévu entre le 24 et le 30 juillet prochain.
Une ambition de leadership au-delà de l’administration
Le multilatéralisme traverse une crise profonde, mais les candidates à la tête de l’organisation internationale ont refusé de céder au pessimisme. Lors d’un débat organisé à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID), trois figures féminines représentant l’Amérique latine ont présenté une vision transformatrice pour l’organisation. Accueillies par une ovation debout devant un auditoire complet, ces femmes ont insisté sur leur volonté de ne pas être de simples gestionnaires de crise. Elles rejettent l’idée d’une direction purement technique au profit d’un leadership politique affirmé.« Elles ont affirmé ne pas vouloir devenir des administratrices de l’ONU mais de vraies dirigeantes. »
Radio Lac Cette volonté de rupture avec une gestion purement bureaucratique s’accompagne d’un appel à une plus grande inclusion des acteurs non étatiques. Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Cnuced qui s’est retirée de la campagne, a notamment souligné la nécessité d’impliquer davantage la jeunesse dans les processus décisionnels.Climat, IA et résultats : les nouveaux piliers proposés
Les débats ont rapidement convergé vers les défis structurels du XXIe siècle. Les candidates ont proposé des axes de réforme centrés sur l’efficacité opérationnelle et l’adaptation aux nouvelles technologies.- Réforme financière : Un consensus s’est dégagé sur l’importance de transformer le système financier international pour soutenir le développement.
- Intelligence Artificielle : Les candidates plaident pour que l’IA soit encadrée afin de servir le bien commun.
- Urgence climatique : Les propositions insistent sur l’aide nécessaire aux pays en développement pour l’adaptation climatique.
- Prévention des conflits : La création de centres d’alerte précoce basés sur la science a été évoquée pour pallier les carences actuelles.
« Il faut garantir que l’ONU soit tournée vers les résultats. »

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| Candidat(e) | Origine / Fonction actuelle |
|---|---|
| Michelle Bachelet | Ancienne présidente du Chili |
| María Fernanda Espinosa | Ancienne présidente de l’Assemblée générale de l’ONU |
| Rebeca Grynspan | Secrétaire générale de la Cnuced |
| Rafael Grossi | Directeur général de l’AIEA |
| Macky Sall | Ancien président du Sénégal |