Un entrepôt de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Dnipro, en Ukraine, a été « frappé et détruit » vendredi dernier, selon le directeur général de l’agence, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Aucune victime n’a été signalée, mais l’installation contenait des fournitures médicales humanitaires destinées aux établissements de santé de la ligne de front.
L’entrepôt, qui stockait des équipements d’urgence pour les établissements de santé situés près de la ligne de front, a été détruit « vendredi dernier », selon les informations fournies par le journal Letemps.
L’OMS dénonce les attaques contre les services de santé
Depuis l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février 2022, l’OMS a recensé 3 148 attaques contre les services de santé, dont 2 567 ont touché des établissements de santé, 71 des entrepôts et 645 ont affecté l’approvisionnement en fournitures médicales. Ces attaques ont causé 240 morts et 1 055 blessés. Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré : « Je ne saurais le dire avec assez de force : les attaques contre les services de santé DOIVENT CESSER. Sinon, les gens sont privés de soins vitaux. » Il a ajouté : « Même les guerres ont des règles. L’une d’entre elles est que la santé doit être protégée. »
Le mois dernier, Médecins Sans Frontières (MSF) a condamné une « stratégie délibérée » visant à détruire le système de santé en Ukraine, documentant un schéma constant d’attaques depuis le début de la guerre. « Moscou a lancé des attaques incessantes contre les établissements de santé et le personnel médical », a dénoncé l’organisation humanitaire. Selon MSF, ces actions « semblent constituer une stratégie délibérée visant à détruire le système de santé et à punir collectivement la population, plutôt que d’être une conséquence accidentelle de l’invasion russe », a-t-on lu dans le journal BFM.
Contexte des attaques et réactions internationales
L’OMS a souligné que les fournitures médicales évacuées comprenaient « des équipements d’urgence de l’OMS », destinés aux hôpitaux et centres de santé situés près de la ligne de front. L’agence a également précisé que les attaques ont « affecté l’approvisionnement de fournitures médicales », exacerbant les difficultés des établissements de santé dans un conflit qui dure depuis plus de quatre ans.
Cependant, aucune responsabilité n’a été attribuée publiquement par l’OMS ou par les autres organismes impliqués. « L’organisation recense les attaques contre les établissements de santé dans le monde, mais, conformément à ses règles, n’en attribue pas la responsabilité », a précisé le journal BFM.
Les conséquences pour les populations affectées
Selon l’OMS, les pertes en personnel médical et en équipements ont rendu plus difficile l’accès aux soins d’urgence, notamment dans les régions les plus touchées par les combats.
« L’équipe a réussi à évacuer 130 des quelque 300 palettes et a quitté la zone avant l’attaque », a expliqué Tedros Adhanom Ghebreyesus, soulignant les efforts pour minimiser les pertes. Cependant, l’OMS a rappelé que ces incidents « font partie d’un schéma plus large », avec des attaques répétées contre les services de santé, souvent avec des armes lourdes.
Appel à la protection des infrastructures médicales
Le directeur général de l’OMS a réitéré son appel à la protection des infrastructures médicales, en déclarant : « Même les guerres ont des règles.
L’OMS et MSF ont mis en garde contre les risques pour les populations vulnérables, tout en exigeant une enquête transparente sur les attaques récentes.