Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté dimanche le plan américain pour Gaza, accepté par le Hamas, affirmant qu’Israël ne retirera ses troupes que si le groupe palestinien est « véritablement désarmé ». Le Conseil de paix américain, dirigé par Nikolaï Mladenov, a insisté sur l’urgence de cette voie pour éviter une nouvelle crise.
Le rejet par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu du plan américain pour Gaza, accepté par le Hamas, a marqué un tournant dans les négociations sur l’avenir de l’enclave. Israël a indiqué qu’aucun retrait de ses forces ne serait effectué tant que le Hamas ne serait « pas véritablement désarmé », selon une déclaration faite lors d’une réunion du cabinet israélien. Cette position, confirmée par plusieurs sources, a mis en lumière les divergences entre les ambitions diplomatiques américaines et les préoccupations israéliennes.
Le plan américain et son rejet par Israël
Le plan proposé par le « Conseil de paix » américain, présenté fin juillet 2026, visait à instaurer une paix durable dans l’enclave palestinienne en liant le désarmement du Hamas à un retrait progressif des troupes israéliennes. Cependant, Netanyahu a clairement rejeté ce document en 15 points, affirmant que « les Américains ont des idées, certaines nous conviennent et d’autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions ». Cette déclaration, rapportée par Franceinfo, reflète les tensions entre les deux alliés.
Le texte, qui prévoyait le désarmement du Hamas conditionné à un retrait israélien, a été vivement contesté par les alliés d’extrême droite du Premier ministre. Selon le journal Le Temps, certains ministres israéliens ont qualifié le projet de « trop flou », jugeant qu’il ne garantissait pas la sécurité nationale. Le Hamas, quant à lui, avait réaffirmé son soutien au plan, mais Israël a maintenu son positionnement ferme.
Le Conseil de paix américain défend son initiative
Malgré le rejet israélien, Nikolaï Mladenov, le haut représentant du « Conseil de paix » américain à Gaza, a insisté sur l’importance de ce plan. « L’option que nous proposons aujourd’hui est la seule voie à suivre qui garantisse que cette tragédie ne se reproduise pas », a-t-il déclaré à la chaîne israélienne Channel 12, selon Le Temps. Ce dernier a souligné que le désarmement du Hamas est une condition nécessaire pour éviter une attaque similaire à celle du 7 octobre 2023.

Le « Conseil de paix », créé par le président américain Donald Trump en janvier 2026, a été critiqué pour son manque de légitimité internationale. Cependant, Mladenov a affirmé que l’accord était « la seule voie à suivre », mettant en avant l’urgence d’une solution durable. Cette position a été relayée par plusieurs médias, dont franceinfo et Le Temps, qui ont souligné les enjeux géopolitiques de cette initiative.
Les réactions du Hamas et des experts
Le Hamas a réagi au rejet israélien en appelant les États-Unis à faire pression sur Netanyahu pour qu’il respecte la feuille de route. Un membre de son bureau politique, Bassem Naïm, a déclaré à l’AFP que le mouvement souhaitait que Washington « n’entrave pas le processus pour des raisons de politique intérieure ou électorale ». Cette demande a été rapportée par Noovo et Le Temps, soulignant les tensions entre les acteurs impliqués.

Des experts comme David Rigoulet-Roze, cité par franceinfo, ont analysé la situation en soulignant que le désarmement et la démilitarisation du Hamas ne peuvent réussir qu’avec une confiance mutuelle entre les parties. « On est dans l’impasse », a-t-il déclaré, ajoutant que le manque de confiance entre Israël et le Hamas rend le processus complexe. Cette analyse a été reprise par plusieurs sources, y compris France24 et Le Secho.
Les implications politiques et diplomatiques
Le rejet du plan américain a exacerbé les tensions entre Israël et les États-Unis, déjà fragilisées par des désaccords sur le conflit avec l’Iran. Le Premier ministre israélien a affirmé qu’il était prêt à défendre ses positions, même contre son allié américain. Cette déclaration, rapportée par Noovo, a été interprétée comme une tentative de satisfaire sa base électorale avant les élections législatives d’octobre 2026.

Les relations entre Netanyahu et Trump ont connu un nouvel accroc, avec des critiques mutuelles sur la gestion du conflit. Selon Le Secho, Trump avait précédemment critiqué Israël lors de négociations sur un cessez-le-feu avec Téhéran, ce qui a encore érodé la confiance entre les deux pays. Cette dynamique a été mise en lumière par plusieurs sources, notamment France24 et Le Secho.
Le désarmement du Hamas reste un point de blocage, avec Israël exigeant une destruction totale de ses armes et le Hamas défendant un désarmement progressif. Cette divergence, rapportée par Noovo et France24, a entraîné un « retour à la case départ », selon Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherches sur le monde arabe. Les prochaines étapes dépendront des négociations entre les parties, mais la situation reste incertaine.