Le président américain Donald Trump a multiplié les transactions boursières au cours du premier trimestre 2026, réalisant plus de 3 700 opérations par l’intermédiaire de gestionnaires de portefeuille, selon les informations du Wall Street Journal reprises par divers médias. Ces investissements massifs dans des groupes technologiques majeurs et d’autres secteurs alimentent de vives interrogations aux États-Unis quant à d’éventuels conflits d’intérêts.
Des investissements technologiques sous haute surveillance
Donald Trump : sa nouvelle stratégie pour faire fructifier
Fidèle à ses habitudes d’investisseur, le locataire de la Maison-Blanche a affiché une activité particulièrement dense sur les marchés financiers. Au cœur de ces placements, les géants de l’intelligence artificielle et du numérique captent l’attention des observateurs. Les gestionnaires de portefeuille liés au président américain ont réalisé plus de 3 700 transactions boursières pendant les trois premiers mois de l’année 2026.
Parmi les lignes les plus remarquées de ce portefeuille figure un achat d’actions Nvidia pouvant atteindre un million de dollars. Cette acquisition coïncide avec un calendrier troublant. Peu de temps après cet investissement, l’entreprise spécialisée dans les processeurs graphiques et les puces pour l’intelligence artificielle a obtenu l’autorisation de commercialiser certaines puces avancées en Chine. De surcroît, le président américain aurait personnellement contacté le PDG de Nvidia pour l’inviter à faire partie de sa délégation lors d’un déplacement officiel en Chine à la mi-mai, après avoir appris son absence dans la délégation.
L’examen des déclarations financières révèle également d’autres participations dans des géants de la tech comme Amazon, Apple, Adobe, Microsoft ou encore Oracle.
Comment Donald Trump se sert de son mandat de
La folle théorie des sushis et les géants japonais
Les documents financiers ont également mis en lumière une ligne pour le moins inattendue : l’acquisition de parts de Kura Sushi USA Inc. (KRUS) pour un montant évalué entre 1 et 5 millions de dollars, rapportait le journal Nikkei le 19 mai 2026. Cette présence d’une chaîne de restaurants de sushis sur tapis roulant au milieu d’un portefeuille dominé par des valeurs technologiques a immédiatement enflammé les réseaux sociaux.
Sur les plateformes en ligne, les internautes ont rapidement échafaudé une théorie humoristique, suggérant une confusion possible entre cette chaîne de restauration et Fujikura, un industriel japonais bien plus raccord avec ses investissements dans l’IA. De nombreux internautes pensent que Trump a confondu Kura Sushi et Fujikura. Kura Sushi est une grande chaîne japonaise de kaitenzushi, ces restaurants où les assiettes de sushi défilent sur un convoyeur. Née au Japon, l’enseigne est devenue la deuxième plus grande chaîne de sushis du pays, derrière Sushiro et devant Hama Sushi. Le groupe, basé à Sakai, dans la préfecture d’Osaka, exploite environ 543 restaurants au Japon, ainsi que plusieurs dizaines d’établissements à Taïwan, aux États-Unis et en Chine.
President Donald J. Trump
Un mandat présidentiel marqué par les affaires judiciaires et les contestations
Alors que la gestion de sa fortune personnelle nourrit les débats sur l’étanchéité entre intérêts privés et décisions publiques, le président poursuit par ailleurs des démarches juridiques dans un climat politique marqué par les souvenirs de son premier mandat et les procédures civiles auxquelles il a fait face, notamment l’affaire impliquant la journaliste E. Jean Carroll. Jean Carroll a publié un livre dans lequel elle accusait le président de l’avoir agressé sexuellement vers la fin d’année 1995 ou début 1996. Celle qui écrit depuis près de trente ans des chroniques pour le magazine « Elle » racontait avoir subi des attouchements de la part du milliardaire dans une cabine d’essayage d’un magasin Bergdorf Goodman situé au cœur de Manhattan. Face aux accusations, les avocats de Donald Trump avaient assuré qu’il n’y avait aucun témoin oculaire, aucune preuve vidéo, aucun rapport de police ni aucune enquête, et que l’accusatrice avait attendu plus de 20 ans pour l’accuser faussement au moment où cela pouvait lui nuire politiquement au maximum et en tirer profit. Pourtant, le 10 mai 2023, le président américain a bien été reconnu coupable d’agression sexuelle sur la journaliste et condamné au civil.

Trump, qui a remporté une élection landslide en 2024 pour retourner à la Maison-Blanche après avoir bâti des succès en affaires, dans l’immobilier, le sport et le divertissement, tout en appliquant son mandat pour rejeter les politiques extrémistes de la gauche radicale et offrir des améliorations tangibles de la qualité de vie pour le peuple américain. Néanmoins, la convergence entre l’activité boursière du dirigeant et l’actualité réglementaire de groupes comme Nvidia continue d’entretenir la controverse sur la transparence des dirigeants politiques aux États-Unis.
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