À partir de ce lundi 24 août 2026, l’agent conversationnel ChatGPT déploie de la publicité sous forme de petits encarts pour ses utilisateurs européens, ciblant les comptes gratuits et l’abonnement Go, selon les informations de Franceinfo.
Arrivée de la publicité en France et dans 31 marchés européens
À partir de lundi 24 août 2026, les détenteurs de comptes gratuits et de l’abonnement Go en France et dans 31 marchés européens verront apparaître des encarts publicitaires sous certaines réponses, selon les informations publiées par le média.
Fonctionnement des publicités et protection des données personnelles
Traitement des conversations et des données personnelles par OpenAI
Pour déterminer quelle annonce afficher, l’entreprise s’appuie principalement sur le sujet de la conversation en cours, ainsi que sur la langue et la localisation de l’utilisateur. Lorsqu’un internaute pose une question sur un prochain voyage, par exemple, une publicité en lien direct avec la requête peut s’afficher juste en dessous de la réponse fournie par l’agent conversationnel. Lorsque ces publicités apparaissent, OpenAI peut en montrer plusieurs, classées en fonction de leur pertinence et du montant payé par l’annonceur.
Interrogée sur la confidentialité, la maison mère OpenAI assure que les conversations en cours ne sont en aucun cas transmises aux annonceurs. Ces derniers n’ont accès ni aux chats, ni à l’historique, ni à la mémoire de l’utilisateur, ni à son nom ou son adresse électronique. Les marques reçoivent uniquement des statistiques globales, telles que le nombre de vues ou de clics enregistrés par leur message publicitaire. OpenAI assure également qu’un annonceur ne peut pas payer pour influencer la réponse de ChatGPT : la publicité reste séparée de la réponse.
Les utilisateurs et les comptes concernés par ce déploiement
Garde-fous mis en place pour les mineurs et les sujets sensibles
Le dispositif publicitaire ne touche pas l’ensemble des usagers de la plateforme. Sont concernés tous ceux qui utilisent ChatGPT en version gratuite, mais aussi ceux de l’abonnement Go, l’offre payante la moins chère. En revanche, les autres abonnements, plus chers et avec plus d’options, restent sans publicité.
Des garde-fous ont également été mis en place pour protéger certains publics et sujets jugés délicats.
Une mise à jour simultanée du modèle gratuit et de la gestion de la mémoire
Modification du modèle GPT-5.5 Instant et gestion de la mémoire
Parallèlement à l’arrivée de ces encarts commerciaux, la société a modifié le fonctionnement de son modèle d’intelligence artificielle par défaut, GPT-5.5 Instant, qui équipe la version gratuite de l’application sans que vous ayez quoi que ce soit à activer de votre côté, d’après les observations rapportées par Korben. À son lancement, OpenAI annonçait déjà une grosse baisse des erreurs, autour de la moitié d’affirmations inventées en moins par rapport à la version précédente, ces fameuses hallucinations où l’IA débite une information fausse avec un aplomb assez déconcertant.

Tout l’enjeu de cette mise à jour, c’est de mieux saisir ce que vous voulez vraiment dire. L’IA est censée comprendre l’intention derrière une demande, même maladroitement formulée, et s’adapter quand vous la reprenez ou que vous contestez sa réponse, au lieu de vous resservir bêtement la même chose à peine reformulée. Elle gère aussi mieux le contexte géographique. Si vous lui demandez un bon restaurant ou une adresse, elle tient désormais compte de l’endroit où vous vous trouvez pour répondre quelque chose d’utile, plutôt qu’une réponse passe-partout valable nulle part en particulier. OpenAI promet en plus un formatage plus naturel et plus cohérent, avec moins de pavés indigestes et de listes à rallonge. En clair, une IA qui écrit un peu plus comme un humain et un peu moins comme une fiche technique remplie au kilomètre. OpenAI en profite au passage pour donner un peu plus de contrôle sur la mémoire. Vous pouvez désormais voir quels souvenirs ou anciennes conversations l’IA a utilisés pour personnaliser une réponse, et corriger ou effacer ce qui n’est plus d’actualité, histoire de ne pas traîner pour toujours une vieille info devenue fausse.