Une fusillade survenue lors d’une rave party à l’hippodrome d’Aarau dans le nord de la Suisse a fait un mort et cinq blessés dans la nuit de samedi à dimanche. Une vaste chasse à l’homme est actuellement menée par la police cantonale argovienne et les forces de l’ordre pour retrouver les auteurs en fuite.
L’événement festif qui rassemblait près de 3.500 participants a brutalement sombré dans le chaos. Les coups de feu ont retenti aux alentours de 02h30 du matin, au moment précis où la musique s’arrêtait et où la manifestation touchait à sa fin, selon les informations concordantes de la police et des témoins sur place.
Le drame à l’hippodrome d’Aarau et le bilan des victimes
La fusillade a éclaté au sein d’un groupe important de personnes réunies pour la manifestation techno annuelle organisée sur le site argovien. De nombreux festivaliers ont d’abord cru à des tirs de feux d’artifice avant de réaliser la gravité de la situation face à des coups de feu en rafale.
Le bilan officiel communiqué par les autorités fait état de six victimes, toutes domiciliées en Suisse. Une jeune femme de 22 ans a succombé à ses blessures sur les lieux mêmes du drame. Quatre hommes et une femme, âgés de 24 à 27 ans, ont été transportés à l’hôpital pour des blessures dont la gravité varie de légère à sévère.
Dispositif de sécurité massif et traque transfrontalière
Face à la fuite des agresseurs, la police cantonale d’Argovie a activé d’importants moyens de recherche. Un hélicoptère Super Puma de l’armée suisse a été déployé pour appuyer les patrouilles aériennes et terrestres. Les forces de l’ordre ont bouclé de vastes périmètres autour de l’hippodrome, de la piscine et du terrain de sport voisin.

Le dispositif de sécurité ne se limite pas à la ville d’Aarau. Par mesure de précaution, une présence policière armée renforcée a été déployée sur les axes routiers et sur l’autoroute jusqu’à une trentaine de kilomètres de la zone du crime. Des véhicules blindés et des unités spéciales participent aux opérations de ratissage.
La coopération policière internationale a également été enclenchée. La police allemande participe aux recherches en zone frontalière, comme l’a indiqué un porte-parole de la police de Fribourg-en-Brisgau, qualifiant cette démarche de procédure de routine.
Enquête ouverte et appel à témoignages de la police
Pour l’instant, les motivations des tireurs ainsi que la nature exacte des armes utilisées restent indéterminées. Les autorités n’ont pas encore communiqué le nombre précis de suspects activement recherchés. La porte-parole de la police, Vanessa Rumpold, a souligné que l’enquête ne faisait que débuter pour faire pleine lumière sur ces événements.

La police cantonale a formellement demandé à la population d’éviter complètement la zone bouclée et de transmettre tout enregistrement vidéo ou photographie susceptible d’aider les enquêteurs via son compte officiel sur la plateforme Instagram.
Ce type de violence armée de grande ampleur reste extrêmement rare en Suisse. Bien que le pays affiche traditionnellement un taux élevé de possession d’armes à feu civils en raison de son système de milice et des conscrits de l’armée, les fusillades survenues lors d’événements publics y constituent des précédents hautement inhabituels depuis la tragédie de Zoug en 2001.