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Supporter: U.S. Preventive Services Task Force American Cancer Society Action: decline Object: cervical cancer screening

Une étude publiée dans JAMA Network Open révèle qu'aux États-Unis, près d'un tiers des femmes âgées de 21 à 29 ans n'ont jamais subi de dépistage du cancer du col de l'utérus…

Supporter: U.S. Preventive Services Task Force American Cancer Society Action: decline Object: cervical cancer screening

Une étude publiée dans JAMA Network Open révèle qu’aux États-Unis, près d’un tiers des femmes âgées de 21 à 29 ans n’ont jamais subi de dépistage du cancer du col de l’utérus, illustrant une baisse marquée de la prévention médicale sur les deux dernières décennies.

Les taux de dépistage du cancer du col de l’utérus affichent un recul persistant aux États-Unis, malgré les recommandations de la U.S. Preventive Services Task Force et de l’American Cancer Society.

Évolution du non-dépistage chez les jeunes femmes et les adultes

Pour la tranche d’âge des 21 à 29 ans, la part des femmes n’ayant jamais réalisé de frottis ou de test de dépistage est passée de 12,5% à 31,9%. Cette hausse marque une progression annuelle moyenne de 5,2%, s’accélérant même à 7,9% par an sur la période allant de 2010 à 2023, selon les données de la recherche parue dans JAMA Network Open.

Chez les femmes plus âgées, de 30 à 64 ans, la proportion de personnes n’ayant jamais reçu de dépistage est passée de 5,3% à 14,8%, représentant une augmentation annuelle de 6,8% et touchant près de 9,2 millions de femmes. Les chercheurs du MUSC Hollings Cancer Center soulignent que cette frange de la population échappe totalement aux filets de la prévention primaire et secondaire, ce qui crée des failles profondes dans la couverture sanitaire.

Les facteurs démographiques et le rôle de la vaccination contre le papillomavirus

L’étude relève également des disparités marquées en fonction des origines ethniques et du niveau d’éducation. Chez les femmes de 21 à 29 ans, le taux de non-dépistage s’avère plus élevé au sein des populations asiatiques, hispaniques et noires par rapport aux femmes blanches. Les inégalités se creusent également selon le niveau d’instruction et la couverture d’assurance : des proportions considérables de femmes non assurées n’ont jamais passé l’examen, de même que parmi celles disposant d’une assurance privée.

Pour expliquer ces tendances, les auteurs de l’étude avancent l’hypothèse d’une confusion entourant la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV). De nombreuses patientes vaccinées penseraient à tort qu’elles sont dispensées de tout contrôle régulier. Or, les directives cliniques rappellent que la vaccination protège contre neuf souches à haut risque mais ne remplace pas le dépistage périodique. En 2019, 8 millions de jeunes femmes de 21 à 29 ans n’avaient pas reçu le vaccin anti-HPV.

Impact sur l’incidence du cancer et perspectives cliniques

Les répercussions cliniques de ces lacunes se traduisent par une hausse des diagnostics à un stade avancé. Depuis 2017, l’incidence des cancers du col de l’utérus au stade régional et au stade distant a augmenté respectivement de 2,3% et de 2,6% par an chez les femmes âgées de 30 à 64 ans. Les investigateurs alertent sur le fait que l’absence de suivi chez les jeunes adultes compromet l’établissement d’une habitude de soins pérenne tout au long de la vie.

Supporter: U.S. Preventive Services Task Force American Cancer Society Action: decline Object: cervical cancer screening
Photo: CIDRAP
US Preventive Services Task Force recommends routine mammograms to age 40, down from 50

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.