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Santé

L’Université Hasanuddin Modélise une Réduction des Infections au Mpox

Des chercheurs de l'Université Hasanuddin en Indonésie ont développé un modèle mathématique simulant la transmission de la variole du singe (mpox) entre humains et rongeurs.

L'Université Hasanuddin Modélise une Réduction des Infections au Mpox

Des chercheurs de l’Université Hasanuddin en Indonésie ont développé un modèle mathématique simulant la transmission de la variole du singe (mpox) entre humains et rongeurs. Publié le 1er juillet 2026, leur travail démontre qu’une stratégie combinant vaccination, traitement, quarantaine et éducation réduit drastiquement les infections, tout en soulignant le rôle clé des réservoirs animaux.

La gestion des épidémies de mpox repose traditionnellement sur des mesures isolées, mais une équipe de recherche menée par la professeure Kasbawati, du département de mathématiques de l’Université Hasanuddin en Indonésie, démontre qu’une approche coordonnée s’avère bien plus efficace. Rendue disponible en ligne le 26 mars 2026 avant sa publication officielle dans le volume 208 de la revue Chaos, Solitons & Fractals, leur étude mathématique évalue l’impact croisé de quatre interventions majeures : la vaccination, les traitements médicaux, la quarantaine et les campagnes de sensibilisation.

Modélisation dynamique et interactions entre humains et rongeurs

Contrairement aux modèles épidémiologiques traditionnels qui se concentrent uniquement sur la population humaine, l’équipe de l’Université Hasanuddin a structuré son cadre analytique autour de deux populations interconnectées : les humains, répartis en neuf groupes selon leur stade d’infection, et les rongeurs, divisés en trois catégories incluant des infections latentes. Cette architecture permet d’examiner des voies de transmission inter-espèces qui échappent souvent aux analyses simplifiées.

L’analyse met en lumière une distinction fondamentale entre l’équilibre sans mpox, où la maladie ne persiste dans aucune des deux populations, et l’équilibre endémique, où le virus s’installe durablement. Si la transmission interhumaine pilote l’urgence des phases initiales, la présence de rongeurs agissant comme réservoirs continus garantit la persistance à long terme de la pathologie. Cette configuration valide l’application d’une approche de type Une seule santé (One Health), liant directement ces travaux à l’objectif de développement durable numéro 3 des Nations Unies consacré à la bonne santé et au bien-être.

L’efficacité de la stratégie combinée face aux interventions isolées

Les simulations comparatives menées par les chercheurs révèlent que la mise en œuvre simultanée de toutes les mesures de contrôle produit une baisse drastique de la propagation virale. Le scénario de contrôle complet affiche une réduction significative du nombre total d’humains infectés par rapport à une situation sans intervention. De surcroît, cette option combinée s’est avérée être la plus rentable parmi l’ensemble des scénarios testés.

La chronologie de déploiement joue un rôle tout aussi déterminant que les mesures elles-mêmes. Les autorités sanitaires peuvent ainsi moduler leurs efforts selon la cinétique de l’épidémie :

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Photo: Nature
  • Phase précoce : Intensification immédiate de la quarantaine et des campagnes éducatives pour freiner la transmission rapide.
  • Mesures pharmaceutiques continues : Introduction dès le départ de la vaccination et des traitements, maintenus sur l’ensemble de la période simulée.

La professeure Kasbawati insiste sur la complémentarité de ces leviers à travers un constat clair relayé par les publications académiques :

La professeure Kasbawati a indiqué que la lutte contre la mpox peut bénéficier d’une réponse coordonnée et à plusieurs niveaux plutôt que de reposer sur une intervention unique, et qu’en suivant cette approche, les autorités de santé publique peuvent atténuer la transmission immédiate tout en soutenant le contrôle de la maladie à plus long terme.

Prof. Kasbawati, Department of Mathematics, Hasanuddin University

Analyse stochastique et variabilité des trajectoires épidémiologiques

Pour affiner ces projections, des analyses complémentaires introduisent des modèles stochastiques et des chaînes de Markov en temps continu (CTMC). Alors que les modèles déterministes offrent des courbes de tendance lissées, l’approche stochastique intègre l’aléa inhérent aux contacts humains, aux fluctuations de l’immunité et aux schémas d’exposition environnementale.

L'Université Hasanuddin Modélise une Réduction des Infections au Mpox
Photo: News Medical

Ces simulations probabilistes montrent que dans un groupe initial, la population susceptible diminue rapidement à mesure que les cas basculent vers la vaccination ou l’infection. Les trajectoires montrent un pic d’individus infectés avant une stabilisation progressive. En tenant compte de ces variations aléatoires, les planificateurs de santé publique disposent d’outils d’évaluation des risques plus robustesse pour anticiper les reemergences sporadiques de la maladie.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.