Des messages pop-up avertissant des dangers des réseaux sociaux pourraient contribuer à réduire l’utilisation de ces plateformes chez les jeunes, selon une étude menée par Stanford Medicine et publiée dans la revue JAMA Health Forum. L’expérience en ligne a évalué les réactions d’environ 1 000 adolescents et jeunes adultes face à différents messages d’avertissement liés à la santé mentale et physique.
Une nouvelle étude de Stanford Medicine explore l’impact des avertissements
Cette recherche s’inscrit dans le droit fil d’un appel lancé en 2024 par le chirurgien général des États-Unis, Vivek Murthy, qui préconisait d’ajouter des étiquettes d’avertissement sanitaire sur les réseaux sociaux, à l’instar de celles apposées sur le tabac ou l’alcool. Depuis lors, plusieurs États américains ont adopté des législations imposant de tels dispositifs.
Résultats et messages les plus efficaces auprès des jeunes
L’étude a testé 15 messages différents auprès de 1 012 participants, répartis en deux tranches d’âge : environ la moitié étaient des adolescents âgés de 13 à 17 ans, et l’autre moitié des jeunes adultes de 18 à 29 ans, selon les données publiées par earth.com. Les chercheurs ont développé des avertissements portant sur six sujets de santé : l’addiction, l’image corporelle négative, les troubles du sommeil, la dépression, l’anxiété, les atteintes globales à la santé mentale, ainsi que le fait que les réseaux sociaux n’ont pas prouvé leur innocuité pour les jeunes.

Parmi l’ensemble des suggestions testées, les messages concernant les atteintes globales à la santé mentale, suivis de près par ceux axés sur la dépression et l’anxiété, ont obtenu les scores les plus élevés en matière d’efficacité perçue par les participants. Les jeunes interrogés ont estimé de manière constante que ces types d’avertissements étaient susceptibles de faire diminuer leur temps passé sur les plateformes numériques.
Législation américaine et mise en œuvre dans les États
Quatre États américains ont voté des lois exigeant la mise en place d’avertissements sur les plateformes, bien que les approches diffèrent selon les territoires. La Californie a inscrit un texte précis dans sa législation, dont l’entrée en vigueur est fixée au 1er janvier 2027. L’avertissement californien stipule notamment que le chirurgien général a prévenu que les réseaux sociaux sont associés à des préjudices importants pour la santé mentale et n’ont pas fait la preuve de leur sécurité pour les jeunes utilisateurs.

D’autres États, à l’instar du Colorado, du Minnesota et de New York, ont également adopté des mesures similaires, tandis que des propositions de loi ont été formulées au Texas, en Ohio et en Pennsylvanie. Toutefois, les chercheurs rappellent que la formulation exacte des textes reste à définir pour la plupart de ces juridictions, et que ces dispositions législatives font l’objet de contestations juridiques de la part de l’industrie technologique.