L’actrice Kate Beckinsale a révélé qu’elle luttait contre un syndrome de stress post-traumatique sévère depuis le décès de sa mère, survenu en juillet 2025. Dans des vidéos partagées sur Instagram et repérées par People, la comédienne décrit un quotidien marqué par des cauchemars et une détresse invisible.
L’actrice britannique Kate Beckinsale a pris la parole le 2 septembre pour raconter la réalité de son quotidien depuis la mort de sa mère, Judy Loe, emportée en juillet 2025 par un cancer de stade 4. Connue pour ses rôles dans des productions telles que la série The Widow, l’artiste de 53 ans a publié des vidéos sur les réseaux sociaux pour mettre en lumière le trouble qui l’affecte depuis cette perte tragique. « Ma mère est morte dans mes bras », avait-elle déjà confié, évoquant un « choc et un traumatisme » difficiles à surmonter.
Un combat invisible contre le syndrome de stress post-traumatique
Dans son témoignage rare, l’actrice décrit la nature insidieuse du syndrome de stress post-traumatique, ou SSPT, qu’elle endure depuis que sa mère s’est éteinte. Ce traumatisme engendre un état de veille permanent et des nuits hantées par des cauchemars répétés, réduisant le sommeil à pas plus d’une heure. « Elles se lèvent, vont travailler, s’occupent de leur famille, rient… mais ne dorment pas plus d’une heure, car leurs nuits sont hantées par des cauchemars », souligne-t-elle, précisant que « tout – une odeur, un son, une pensée – peut les replonger dans un état proche de l’enfer. » L’actrice de 53 ans insiste sur l’invisibilité de cette souffrance : « Beaucoup de ces personnes deviennent expertes pour le cacher. Et c’est triste, car elles n’obtiennent alors aucune bienveillance. » Celle qui sera bientôt à l’affiche de Wildcat et The Patient appelle à la gentillesse en rappelant : « Vous n’avez aucune idée de ce que les autres portent comme fardeau, jour et nuit. »
Cette dissimulation expose souvent les victimes à un manque d’empathie de la part de leur entourage, la star mettant également en garde contre les phrases toutes faites, telles que « Tu es si fort(e) », qui peuvent minimiser la douleur de ceux qui luttent en silence. « Cette force peut être mal interprétée comme un manque de besoin de douceur », précise-t-elle, ajoutant que « certains soignent seuls des proches en déclin, dans des situations terrifiantes… et ça peut les briser. »
Les répercussions physiques du deuil et du traumatisme
Au-delà de la détresse psychologique, le choc de la disparition a lourdement pesé sur la santé physique de la comédienne. Elle a confié faire face à de sérieuses difficultés pour s’alimenter liées à son chagrin, expliquant que le corps peut cesser de fonctionner normalement face à une telle intensité de tourments. « J’ai vu mon père mourir d’une crise cardiaque à 31 ans, puis mon beau-père, puis ma mère… Une quantité incroyable de souffrance. Et franchement, ça ne donne pas très faim », a-t-elle partagé, les larmes aux yeux. L’actrice a ainsi précisé : « Ce n’est pas comme l’anorexie, où l’on se prive de nourriture et où c’est une question de volonté. C’est comme si le corps avait cessé de fonctionner. Je pense que c’est un choc et un traumatisme. »

Le fait d’assister seule à la souffrance et à la fin de vie d’êtres chers, parfois lors de morts horribles, violentes et atroces, fait vraiment perdre l’appétit. Kate Beckinsale conclut son message en encourageant ses abonnés à devenir des « personnes sûres » pour ceux qui souffrent en silence. « Vous pourriez faire la différence pour quelqu’un », lance-t-elle, rappelant que les victimes de SSPT sont souvent « les personnes les plus courageuses, mais les moins reconnues ».
La recherche scientifique sur le SSPT et ses prises en charge
NIMH is supporting research to understand the factors that influence a person’s mental health after a potentially traumatic event. Researchers are working to understand what causes specific PTSD symptoms and why symptoms differ in type and severity from person to person, including research on biological, cognitive, behavioral, and developmental factors.
Ces projets scientifiques cherchent à identifier quels trauma survivors are likely to recover naturally and which survivors may benefit from treatment. NIMH-supported research is also focused on developing and improving mental health treatments, including research to identify treatment components that can lead to more effective medications, psychotherapies, and device-based treatments, as well as developing approaches to prevention and intervention that meet the specific needs of children, teens, and young adults across different settings and populations.