Le musicien australien Kevin Parker, leader de Tame Impala, a annoncé qu’il ne signerait plus d’autographes ni ne prendrait de photos en public, dénonçant le comportement d’un sous-groupe agressif de collectionneurs. Cette décision intervient alors que le groupe s’apprête à achever sa tournée nord-américaine avant une série de concerts en Australie en octobre.
Face à une recrudescence de collectionneurs professionnels qu’il qualifie de impitoyables, le leader de Tame Impala a choisi de mettre un terme définitif à ces interactions spontanées.
Les raisons de la décision de Kevin Parker et l’exploitation des enfants
Dans une série de publications diffusées sur Instagram, le musicien a expliqué que la situation avait franchi une ligne rouge lorsqu’il a constaté l’implication de mineurs dans ce trafic de signatures. L’artiste a précisé que ces individus ne cherchaient plus de simples souvenirs, mais opéraient dans le cadre d’un réseau commercial très lucratif.
L’auteur-compositeur a ajouté qu’il n’était pas particulièrement passionné par cet exercice par le passé, mais que l’utilisation de jeunes enfants par ces collectionneurs pour forcer sa main l’avait convaincu d’interdire toute signature aux abords des hôtels et des aéroports.
Kevin Parker, musicien et leader de Tame Impala, a ainsi déclaré qu’il n’était pas si passionné par cela auparavant, mais qu’ils avaient commencé à utiliser des enfants, ce qui selon lui était totalement inacceptable, tout en adressant son affection à ses fans.
Sécurité renforcée et fin des rencontres après les concerts en Amérique du Nord
La mesure s’étend également aux abords des salles de concert. L’artiste a indiqué qu’il ne rencontrerait plus le public dans les parkings après ses prestations pour le time being, suite à des avertissements concernant the obvious security risk
.
Lors de sa précédente tournée européenne, l’interprète s’était montré plus accessible, mais le volume de personnes s’est avéré ingérable pour ses équipes de sécurité aux États-Unis. Comme l’a souligné l’artiste, les chiffres devenaient incontrôlables et son équipe ne disposait pas de la sécurité nécessaire pour gérer la situation, de sorte que son équipe lui avait demandé de ne pas le faire, tout en souhaitant à ses fans de passer le meilleur moment possible lors des concerts et de rentrer chez eux en toute sécurité.
Cette série de concerts nord-américains doit s’achever le 20 septembre au Texas, avant un retour de la formation sur le sol australien.
Le calendrier de la tournée australienne et les prochaines échéances
De retour dans son pays natal, le musicien originaire de Perth entamera une série de représentations à partir du 9 octobre à Brisbane, avec des passages prévus à Melbourne et Sydney. Le périple national se conclura par deux dates très attendues à la RAC Arena de Perth les 24 et 25 octobre, des concerts ouverts à tous les âges où la formation partagera la scène avec l’artiste électronique Ninajirachi.
Supporter de longue date du club de football australien Dockers, l’artiste espère que son équipe prolongera son parcours dans les phases finales de l’AFL pendant la fin de ses engagements internationaux.
Une pratique partagée par d’autres figures de la scène musicale
La décision de Kevin Parker s’inscrit dans une lignée de restrictions similaires adoptées par d’autres artistes confrontés à la revente systématique d’objets dédicacés. Le batteur des Beatles Ringo Starr avait ainsi mis un terme aux autographes dès 2008 en raison de la commercialisation en ligne de ses effets. De même, la chanteuse Billie Eilish avait interrompu cette pratique en 2019 après avoir réalisé que tout ce que tout le monde faisait était de revendre tout ce qu’elle signait, ce qui l’avait poussée à arrêter.

D’autres personnalités ont opté pour des solutions alternatives, à l’instar de l’acteur Steve Martin qui distribue des cartes humoristiques certifiant une rencontre cordiale, ou de William Shatner et Bryan Cranston, qui limitent désormais leurs signatures aux cadres caritatifs ou institutionnels stricts.