À l’occasion de la Mostra de Venise de septembre 2026, l’ex-compagne d’Elon Musk, Ashley St Clair, dévoile dans un documentaire qu’elle aurait refusé une offre de 40 millions de dollars de la part du milliardaire pour garder le silence sur sa vie privée et ses déclarations sur une guerre civile.
Les révélations d’Ashley St Clair dans le documentaire d’Alex Gibney
Réalisé par Alex Gibney — cinéaste documentariste notamment oscarisé en 2008 pour Un taxi pour l’enfer
—, le long-métrage retrace l’ascension de l’homme le plus riche du monde, de la Silicon Valley jusqu’à ses missions auprès de Donald Trump à la tête du Département de l’efficacité gouvernementale (DOGE). Le film met en lumière les promesses technologiques du milliardaire qui peinent à se concrétiser, qu’il s’agisse des limites de la technologie Autopilot de Tesla ou des coupes budgétaires menées au sein de l’agence fédérale.
Parmi les témoignages recueillis dans ce film qualifié de complètement à charge
par le patron de Tesla et de SpaceX, celui d’Ashley St Clair retient particulièrement l’attention. Âgée de 28 ans et mère du treizième enfant d’Elon Musk, né en 2024, la jeune femme détaille les pressions exercées par l’entourage du milliardaire. Selon ses déclarations rapportées à Venise, les équipes de l’homme d’affaires lui auraient proposé une somme forfaitaire de 40 millions de dollars, assortie d’une allocation mensuelle de 100 000 dollars, en échange de la signature d’un accord de confidentialité. Un accord qu’elle affirme avoir rejeté, entraînant le retrait immédiat de l’offre.
Obsessions politiques et divisions sur le réseau X
Au-delà de leur séparation, Ashley St Clair s’exprime dans le film sur la vision du monde du PDG de X. Interrogée par la presse à Venise, elle a évoqué la fascination de l’entrepreneur pour l’idée d’une légion d’enfants avant la guerre civile
, une formule qu’il lui aurait adressée pour justifier sa volonté d’agrandir sa famille. L’influenceuse conservatrice, auteure d’un ouvrage opposé à l’idéologie transgenre et ancienne collaboratrice du média satirique The Babylon Bee, porte désormais un regard critique sur son propre parcours politique aux côtés de la sphère MAGA.

La jeune femme accuse le propriétaire de la plateforme de propager des tensions à l’échelle mondiale. Depuis qu’il a pris le contrôle du réseau social, Elon Musk est fréquemment épinglé pour l’orientation de ses publications. Coïncidence du calendrier médiatique, le milliardaire a salué la victoire électorale du parti d’extrême droite allemand AfD en Saxe-Anhalt, appelant publiquement à être fier d’être Allemand lors d’un meeting politique.
Les méthodes d’un bonimenteur selon Alex Gibney
Pour le réalisateur Alex Gibney, qui a également consacré des documentaires aux dirigeants d’Enron et à la fondatrice de Theranos Elizabeth Holmes, le parcours d’Elon Musk relève d’une rhétorique ancienne habillée de modernité. Son histoire est celle d’un vieux vin dans une bouteille neuve. Au fond, c’est l’histoire d’un bonimenteur, d’un promoteur boursier sans scrupule
, a-t-il affirmé lors de sa conférence de presse à Venise, selon les informations recueillies par BFM. Le cinéaste estime que les ambitions initiales du milliardaire ont cédé la place à une forme de capitalisme de copinage aux répercussions géopolitiques majeures.

De son côté, la relation entre Ashley St Clair et le fondateur de Tesla s’est profondément envenimée ces derniers mois. En janvier 2026, la jeune femme a engagé des poursuites judiciaires après la génération non consentie d’images à caractère sexuel la concernant, produites par Grok, l’intelligence artificielle intégrée à la plateforme X. Alors que la Mostra de Venise se poursuit jusqu’au 12 septembre 2026, ce documentaire hors compétition replace au centre du débat public la question de l’influence politique et des agissements du milliardaire.