Elle s’est confiée sur la détresse psychologique et la pression intense liées aux exigences de poids dans l’industrie de la K-pop.
Les coulisses des débuts de groupes K-pop révèlent parfois des réalités bien sombres derrière les chorégraphies millimétrées et les sourires sur scène.
La vérité sur la rumeur des vingt kilos et les chiffres réels
La discussion a débuté à travers une vidéo mise en ligne sur la chaîne YouTube de Woni, une autre membre du groupe, où les artistes ont abordé leurs variations de poids d’avant-début. Une rumeur circulait alors au sujet d’une perte de plus de vingt kilogrammes concernant Minami. First of all, it’s not 20 kilograms, a rectifié l’intéressée, précisaient les informations publiées par le journal Sportschosun.
Durant cet échange vidéo intitulé war with fat: the truth of 20kg., les chanteuses ont détaillé les chiffres exacts de leur transformation physique. Minami a ainsi confirmé avoir perdu 18 kilogrammes, tandis que sa collègue Liv a indiqué une perte de 13 kilogrammes. Les jeunes femmes ont expliqué avoir subi des rappels constants concernant leur silhouette de la part de leur agence, et ce, every minute and every second
pendant plus d’une année.
L’épreuve des essayages et l’arrêt des tournages
La pression psychologique s’est matérialisée de manière poignante lors d’un essayage de vêtements. Incapable de faire remonter un jean au-delà de ses hanches aux côtés des autres membres, Minami a vécu une humiliation intime qui l’a profondément marquée.
Minami, membre du groupe RESCENE, a expliqué par l’intermédiaire de The Korea Times et Sportschosun qu’elle avait forcé sur le pantalon pour réussir à l’enfiler, mais qu’elle s’était sentie tellement mal après en être sortie qu’elle était allée dans la voiture pour pleurer toute seule.
Cette détresse a eu des répercussions directes sur le planning de production. La chanteuse a raconté que la charge émotionnelle était telle qu’elle avait dû refaire son maquillage et que le tournage avait dû être interrompu. Elle a ajouté qu’elle éprouvait des difficultés à respirer correctement et qu’elle n’avait plus aucune énergie face à la sévérité de ces restrictions.
L’entraînement militaire et les habitudes alimentaires secrètes
Pour atteindre ces objectifs, les artistes ont eu recours à des programmes d’entraînement d’une violence physique inouïe. Le coach sportif qui les encadrait à l’époque est intervenu dans la vidéo pour comparer l’intensité de leurs exercices à un entraînement de parcours d’obstacles militaire, mentionnant des séries combinant burpees et pompes, parfois complétées par dix mille sauts à la corde par jour.

Cette privation extrême a engendré des comportements de compensation. En public, les membres se contentaient de salades, tandis qu’en cachette, elles consommaient de la nourriture en secret, s’approvisionnant parfois en cachette dans la réserve de bonbons d’une autre membre ou commandant des tteokbokki à leur dortoir à l’insu de leur manager.
Face à cette période difficile, les artistes espèrent aujourd’hui sensibiliser le public sur les dangers de ces méthodes et conseillent de privilégier des approches de gestion du poids plus saines et respectueuses de la santé.
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