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Santé

L’INRB Confirme l’Identification du Bundibugyo Ebolavirus à Kinshasa

Une nouvelle souche rare d'Ebola, le Bundibugyo ebolavirus, a été confirmée en mai 2026 par des chercheurs de l'Institut National de Recherche Biomédicale à Kinshasa.

L'INRB Confirme l'Identification du Bundibugyo Ebolavirus à Kinshasa

Une nouvelle souche rare d’Ebola, le Bundibugyo ebolavirus, a été confirmée en mai 2026 par des chercheurs de l’Institut National de Recherche Biomédicale à Kinshasa. L’Organisation mondiale de la santé et Africa CDC ont rapidement mobilisé une riposte continentale, soulignant les progrès de la science africaine face aux crises sanitaires.

L’identification rapide du Bundibugyo ebolavirus par l’INRB

Lorsqu’une grappe de cas graves de maladie a été signalée par les autorités sanitaires de la province de l’Ituri, les chercheurs de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) à Kinshasa ont analysé les échantillons sanguins. En quelques jours, ils ont identifié et confirmé le pathogène responsable : le Bundibugyo ebolavirus. Cette souche rare n’a été documentée que lors de deux flambées épidémiques antérieures, survenues en Ouganda en 2007 et dans la région d’Isiro, en République démocratique du Congo, en 2012.

Cette identification rapide marque un contraste saisissant avec l’épidémie de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest, qui avait révélé de profondes lacunes dans les capacités de diagnostic et d’infrastructure de recherche du continent. Depuis, les investissements ciblés ont permis de structurer un réseau de surveillance et de séquençage génomique sous commandement régional.

La coordination continentale d’Africa CDC et le financement de la riposte

Après la déclaration de l’urgence de santé publique de portée internationale par l’Organisation mondiale de la santé le 17 mai, l’Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC) a qualifié l’événement de menace pour la sécurité continentale dès le lendemain. Cette institution, née en 2016 au lendemain de la crise ouest-africaine, assure la coordination des interventions d’urgence et déploie des réseaux de chercheurs, notamment issus de Stellenbosch University.

Sur le plan financier, la mobilisation des donateurs a rapidement atteint des niveaux importants. À la mi-juin, les promesses de dons s’élevaient à 910 millions de dollars américains, dépassant largement l’objectif de 518 millions de dollars fixé par le plan de riposte conjoint établi par l’Africa CDC et l’OMS.

Standardisation internationale et défis du diagnostic de terrain

Les symptômes initiaux d’Ebola, tels que la fièvre, les maux de tête et la diarrhée, se confondent facilement avec d’autres pathologies comme le paludisme. Le diagnostic repose donc sur des tests de détection du matériel génétique viral, à l’instar des méthodes fondées sur la technique d’amplification des acides nucléiques (NAT). Si ces examens se révèlent extrêmement sensibles, ils exigent généralement un équipement lourd et une alimentation électrique stable, des conditions difficiles à réunir dans les zones reculées.

L'INRB Confirme l'Identification du Bundibugyo Ebolavirus à Kinshasa
Photo: quarterly.blog.gov.uk

Perspectives d’innovation et pérennisation des infrastructures de préparation

Pour contourner les contraintes techniques du terrain, les équipes scientifiques intensifient le développement de tests décentralisés dits « au chevet du patient ». Ces dispositifs simples permettent d’obtenir un résultat en quelques minutes à partir d’un échantillon de sang, facilitant une prise en charge médicale immédiate.

L'INRB Confirme l'Identification du Bundibugyo Ebolavirus à Kinshasa
Photo: gavi.org

Néanmoins, les experts rappellent que la pérennité de la sécurité sanitaire ne peut reposer uniquement sur la gestion des urgences. Lors d’une conférence récente à Monrovia, l’Africa CDC a initié un programme de repositionnement thérapeutique visant à stimuler la recherche africaine en matière de traitements et de diagnostics. Le maintien de laboratoires fonctionnels, de réseaux de surveillance et de capacités de séquençage entre les crises demeure indispensable pour prévenir la propagation des pathogènes à l’échelle mondiale.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.