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Contrôleurs aériens de Charleroi entament grèves pour augmenter leur prime de nuit

Les contrôleurs aériens de l’aéroport de Charleroi entament une série de grèves nocturnes pour réclamer une augmentation de leur prime de nuit, après l’échec des négociations avec…

Contrôleurs aériens de Charleroi entament grèves pour augmenter leur prime de nuit

Les contrôleurs aériens de l’aéroport de Charleroi entament une série de grèves nocturnes pour réclamer une augmentation de leur prime de nuit, après l’échec des négociations avec la direction. Ces arrêts de travail, programmés de 22 heures à 8 heures sur de nombreuses nuits, menacent d’affecter des centaines de vols et des milliers de passagers.

L’échec des négociations et la hausse de prime exigée à Charleroi

Les discussions menées pour trouver un terrain d’entente n’ont finalement pas abouti. D’après un point de situation communiqué par la direction, les négociations se sont conclues sans accord, a indiqué la direction lundi après-midi, ce qui a déclenché le mouvement de contestation. Les contrôleurs aériens affectés à l’aéroport de Charleroi réclament une augmentation de la prime de nuit à 160 % du niveau actuel. Cette prime s’élève déjà à plus de 1 000 euros par service, précise-t-elle.

Le syndicat pointe une question d’équité salariale entre les différentes plateformes aéroportuaires. Selon le représentant syndical Lennert Mervilde, représentant syndical du VSOA, la revendication porte sur le fait que les contrôleurs aériens de Charleroi réclament la même prime de nuit que celle en vigueur dans les autres unités où une telle prime est versée. En face, la direction oppose un argument budgétaire et opérationnel de premier plan.

Skeyes ne peut accepter cette demande, compte tenu de la fermeture de l’aéroport pendant la nuit.

Direction, Skeyes

Pourtant, le syndicat conteste la réalité d’un silence total des pistes entre le soir et le matin. Le représentant du VSOA fait valoir qu’il existe un accord entre l’aéroport de Charleroi et Ryanair selon lequel les avions qui y sont stationnés sont tout de même autorisés à atterrir, illustrant ses dires avec l’exemple de la semaine dernière, par exemple, où le dernier avion est arrivé à 5 h 20.

Une grève est la seule réaction possible maintenant que les négociations ont échoué, affirme M. Mervilde. Les actions débuteront mercredi soir, complète-t-il.

Un mouvement nocturne de grande ampleur et des centaines de vols menacés

Le mouvement social s’annonce particulièrement lourd pour l’infrastructure et ses usagers, avec 24 nuits de grève à l’aéroport de Charleroi programmées, touchant des centaines d’avions affectés au total. Pour les voyageurs, la situation fait craindre de lourdes perturbations et des retards en cascade dès les premières heures d’application.

Contrôleurs aériens de Charleroi entament grèves pour augmenter leur prime de nuit
Photo: Lalibre

Les actions syndicales se dérouleront uniquement pendant le service de nuit, de 22 heures à 8 heures. Les représentants syndicaux soulignent que cela pourrait avoir un impact sur de nombreux vols, surtout les premiers jours, prévient M. Mervilde, tout en affirmant espérer un impact minimal pour le public.

Nous espérons que ces actions auront le moins d’impact possible. Nous attendons une initiative de la direction.

Lennert Mervilde

La réaction de la direction face aux premières victimes désignées

Du côté de la gestion aéroportuaire, le constat est sévère quant aux conséquences directes pour la clientèle. Les responsables de la plateforme ont souligné sans détour, sous le titre « Les premières victimes seront probablement les passagers », la réaction de la direction de l’aéroport de Charleroi face à la grève des contrôleurs aériens, décrivant la situation dans les colonnes de La Voix du Nord comme « Une prise d’otages » avec 24 nuits de grève à l’aéroport de Charleroi et des centaines d’avions affectés.

Contrôleurs aériens de Charleroi entament grèves pour augmenter leur prime de nuit
Photo: La Voix du Nord

Cette mobilisation s’inscrit dans un climat déjà marqué par les incertitudes de la plateforme, les sources rappelant que d’autres sujets de préoccupation, tels que l’annonce que dans 2 ans, l’aéroport de Charleroi va fermer plusieurs mois et cela provoque l’inquiétude, résumée par la formule « C’est le flou total », pèsent déjà lourdement sur le moral des salariés et renforcent le sentiment général d’instabilité.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.