Le conseil d'administration du Kennedy Center a voté ce mardi 15 septembre 2026 sa fermeture immédiate, après qu'un juge fédéral a confirmé qu'il est interdit d'apposer le nom de…
Le conseil d’administration du Kennedy Center a voté ce mardi 15 septembre 2026 sa fermeture immédiate, après qu’un juge fédéral a confirmé qu’il est interdit d’apposer le nom de Donald Trump sur le prestigieux complexe culturel de Washington sans l’accord préalable du Congrès.
La bataille judiciaire et politique autour du Kennedy Center a connu un nouveau tournant ce mardi. Un juge fédéral américain a statué que le nom du président ne pouvait pas être réinscrit sur la façade de l’imposant édifice de la capitale fédérale sans contrevenir à une précédente décision de justice. Dans son ordonnance rendue à l’issue d’une audience en référé, le magistrat Christopher Cooper a fixé des limites strictes à la direction de l’institution culturelle.
Une interdiction formelle notifiée par la justice fédérale
Le juge Christopher Cooper a rappelé avec netteté les termes de son injonction visant à protéger la désignation historique du complexe culturel, baptisé en hommage à l’ancien président démocrate John F. Kennedy.
Il est par la présente décision interdit à la défense d’apposer la mention ‘Rénové et restauré par Donald Trump’ sur le bâtiment principal (…) Pour faire simple, la défense ne peut pas installer de référence au président Trump (…
Photo: 20 Minutes
Christopher Cooper, juge fédéral via Bfmtv et 20 Minutes
Cette décision intervient après plusieurs mois de tensions autour de l’édifice. En décembre 2025, le nom du dirigeant républicain avait été accolé à celui de JFK sur la façade principale, comme le rappellent les archives de la procédure. Face à la contestation, un premier jugement rendu en mai avait ordonné à l’établissement d’effacer toute mention non autorisée sous un délai de deux semaines, une injonction que le conseil d’administration avait affirmé respecter au mois de juin avant de soumettre de nouveaux projets d’hommage au cours de l’été.
Le vote d’une fermeture immédiate et les conditions posées à la rénovation
Quelques heures après la décision du tribunal, Donald Trump a annoncé que le conseil d’administration du Kennedy Center avait voté sa fermeture «immédiate». Le chef de l’État a invoqué des motifs de sécurité pour justifier cette mesure, tout en conditionnant la reprise des chantiers à une issue judiciaire favorable en dernière instance.
Entre état de délabrement et bras de fer institutionnel
L’avenir de la célèbre salle de spectacle se trouve ainsi suspendu à un imbroglio juridico-financier complexe. D’un côté, le pouvoir exécutif et le conseil d’administration — largement remanié par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche pour y placer des fidèles — insistent sur la nécessité d’une intervention d’envergure, décrivant un équipement pratiquement en ruine et confronté à des difficultés budgétaires majeures.
Kennedy Center Board Warns Of Immediate Closure Unless Trump’s Name Goes On Building, Report Says
De l’autre, la justice tente de réguler les velléités de transformation de l’institution. Dans son ordonnance de mai, le juge Cooper avait déjà suspendu un premier projet de fermeture de deux ans au motif que l’administration du site avait manqué à son devoir de prudence vis-à-vis des conséquences économiques et artistiques pour l’établissement. Le magistrat avait toutefois validé la nécessité absolue de réparations urgentes, estimant que le besoin apparaît criant pour la préservation du bâtiment.
Alors que la salle subit déjà le contrecoup d’un boudage manifeste de la part de plusieurs artistes et d’une chute prononcée de ses ventes de billets et de ses collectes de fonds, les suites de ce dossier dépendront désormais des prochains recours portés devant les instances judiciaires fédérales.
Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.