Cette décision survient peu après qu’un juge fédéral a interdit d’inscrire le nom de Donald Trump sur le bâtiment principal sans l’accord préalable du Congrès.
Le haut lieu culturel de la capitale américaine traverse une zone de turbulences inédite. Placé sous la tutelle de Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche en 2025, le centre de spectacles fait face à une fermeture décidée à la quasi-unanimité par son conseil d’administration, largement acquis au pouvoir exécutif, selon les informations de 20min.
<Une bataille judiciaire autour du nom de Donald Trump
>>L’annonce de la fermeture de l’institution, formulée par le président américain sur sa plateforme Truth Social, fait suite à une décision de justice. Quelques heures plus tôt, à l’issue d’une audience en référé, le juge fédéral Christopher Cooper a tranché un litige persistant concernant la façade de l’édifice.
Il est par la présente décision interdit à la défense d’inscrire « Rénové et restauré par Donald Trump » sur le bâtiment principal.
Christopher Cooper, juge fédéral
Un premier nom avait été apposé en décembre 2025 avant d’être retiré en juin dernier à la suite d’une injonction judiciaire similaire.
<Rénovations conditionnées et menaces sur l’avenir du centre
>Face au refus de la justice d’entériner l’inscription, Donald Trump a conditionné la reprise des travaux de réhabilitation à une issue favorable devant les tribunaux suprêmes. L’exécutif lie directement la survie matérielle du bâtiment à la reconnaissance de son engagement financier et logistique.
Si la décision est négative (…) et n’est pas cassée par la Cour suprême américaine, la reconstruction et la rénovation du Kennedy Center n’auront pas lieu.
Donald Trump, président américain
Le conseil d’administration justifie sa position par l’état précaire des finances de l’institution et la dégradation avancée du bâtiment. Les partisans de la direction soutiennent que seul l’engagement de Donald Trump permet de lever les fonds nécessaires à une telle mise aux normes, bien que la direction artistique menée depuis 2025 — promise « pas woke » — ait entraîné le boycott de nombreux artistes et une chute abrupte des ventes de billets.
<Appel à venir et risques de cessation de paiements
>Alors que la justice avait déjà bloqué une tentative de fermeture administrative de deux ans au mois de mai pour défaut de précaution, la situation financière du centre s’est détériorée.

Malgré ces obstacles juridiques et financiers, le Kennedy Center compte contester les restrictions imposées par la justice. La vice-présidente chargée des relations publiques, Roma Daravi, a confirmé que l’institution a l’intention de faire appel afin de valoriser la contribution historique de Donald Trump à la revitalisation du site.