Édition française
En continu
---Advertisement---

Affaires

Budget Mobilité : Les Travailleurs Belges Pourraient Gagner Jusqu’à 900 Euros Par Mois

Échanger sa voiture de société contre un budget mobilité permet à certains travailleurs belges de récupérer jusqu'à 900 euros par mois en 2026.

Budget fédéral : faut-il supprimer les voitures de société pour faire des économies

Échanger sa voiture de société contre un budget mobilité permet à certains travailleurs belges de récupérer jusqu’à 900 euros par mois en 2026. Ce système flexible permet de financer des emprunts hypothécaires, des transports durables ou de percevoir un solde en espèces, tout en évitant l’avantage de toute nature (ATN).

Le budget mobilité offre aux travailleurs belges une alternative concrète à la traditionnelle voiture de société. Plutôt que de conserver un véhicule de fonction, l’employé peut opter pour une enveloppe budgétaire calculée sur le coût annuel total supporté par l’employeur, un indicateur connu sous le nom de TCO qui intègre le leasing, le carburant, l’assurance, l’entretien, les pneus, les taxes et la cotisation CO₂, selon les précisions apportées par la presse spécialisée.

Le fonctionnement des trois piliers et les plafonds fixés pour 2026

Ce budget se répartit entre trois piliers distincts. Le premier concerne l’achat ou la location d’une voiture zéro émission. Le deuxième englobe les solutions de mobilité durable telles que le vélo, les transports en commun ou la mobilité partagée, incluant également les frais de logement lorsque le domicile se situe dans un rayon de 10 kilomètres du lieu de travail habituel. Enfin, le solde non dépensé peut être versé en espèces à la fin de l’année.

Le dispositif est toutefois encadré par des limites strictes. L’enveloppe ne peut excéder 20 pour cent de la rémunération brute totale du travailleur, avec un plafond absolu fixé à 17 244 euros par an pour l’année 2026. De plus, abandonner totalement son véhicule permet d’échapper à l’impôt sur l’avantage de toute nature (ATN), augmentant d’autant le salaire net perçu.

Exemples concrets de répartition et témoignages de bénéficiaires

Les cas pratiques illustrent la diversité des choix possibles selon la situation familiale et géographique des salariés. Laura, âgée de 35 ans, dispose d’une enveloppe mensuelle de 880 euros. Je consacre 500 euros au remboursement de mon emprunt hypothécaire, explique-t-elle, le reste servant à financer des abonnements de transport en commun et des locations de vélos ou de voitures.

« Ce qui me plaît surtout dans le budget mobilité, c’est sa flexibilité. Il s’adapte très bien aux différents besoins de la famille. »

Budget Mobilité : Les Travailleurs Belges Pourraient Gagner Jusqu'à 900 Euros Par Mois
Photo: Dhnet

Laura, bénéficiaire d’un budget mobilité via RTL Belgium

Clément, 33 ans, gère quant à lui une enveloppe d’environ 900 euros par mois. Son utilisation a évolué au rythme de ses déménagements, passant d’un soutien au loyer bruxellois à l’acquisition d’une petite voiture électrique après s’être installé hors de la capitale, tout en conservant une part pour les déplacements doux.

De son côté, Sophie, 50 ans, a totalement abandonné la voiture de fonction il y a trois ans pour solder l’ATN, ses enfants étant devenus autonomes. Son budget d’environ 850 euros mensuels couvre son abonnement de train annuel, ses déplacements et un vélo électrique, tandis que le reliquat annuel lui est reversé sur son salaire.

La fiscalité du solde en cash et le débat politique sur les voitures de société

Si l’option du versement en espèces apparaît attractive, elle subit un prélèvement fiscal notable. Le cash restant à l’issue de l’année est amputé d’une cotisation spéciale de 38,07 pour cent. Par conséquent, une enveloppe théorique de 900 euros mensuels laissée intégralement dans ce troisième pilier se traduit par un montant net annuel nettement inférieur après application de cette retenue.

Philippe débourse 23.000 euros pour une voiture d’occasion et découvre l’impensable au moment de l’immatriculer : « Je la
Photo: rtl.be

Des personnalités politiques comme Gilles Vanden Burre ciblent spécifiquement les « voitures salaires », estimant qu’elles doivent être restreintes tout en préservant les outils professionnels indispensables pour les infirmières à domicile ou les ouvriers du bâtiment. À l’inverse, d’autres acteurs institutionnels, à l’instar de Benoît Piedboeuf, rappellent que ces véhicules restent essentiels pour les habitants des zones rurales mal desservies par les transports en commun, soulignant que leur suppression exigerait de lourds investissements publics alternatifs.

80 millions € pour aider les travailleurs belges sur les prix de l’énergie

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.