Les États-Unis ont accepté de prolonger d’une année le délai accordé aux Nations unies pour achever leur soutien à la mission de paix de l’Union africaine en Somalie, évitant ainsi des coupes immédiates qui menaçaient l’avenir des forces de sécurité dans la région.
La décision américaine, consignée dans une note diplomatique transmise aux ambassades, offre un répit de douze mois à la mission de maintien de la paix en Somalie, connue sous le nom de African Union Support and Stabilisation Mission in Somalia (AUSSOM). Ce répit intervient après des mois de tensions diplomatiques et de craintes quant à l’avenir d’un dispositif indispensable à la stabilité du gouvernement somalien face aux insurgés liés à al-Qaïda.
Un compte à rebours de douze mois pour le bureau de l’ONU en Somalie
Washington avait initialement prévenu l’Union africaine en juillet qu’il bloquerait tout soutien continu de l’ONU au profit des forces africaines dès le début de l’année prochaine. Cependant, selon the United States is willing to support a 12-month drawdown followed immediately by liquidation de l’Office d’appui des Nations unies en Somalie (UNSOS), d’après une note diplomatique récente rapportée par l’agence de presse.

Le mandat du bureau onusien, dont le budget total s’élève à environ 500 millions de dollars, expirait initialement fin décembre, menaçant d’interrompre l’approvisionnement des troupes en vivres, en carburant, en eau et en services médicaux.
Un porte-parole du Département d’État américain a précisé que Washington cesserait définitivement de financer ou de soutenir ce bureau onusien, ajoutant qu’il s’attendait à ce que les processus et les calendriers de retrait fassent l’objet de discussions lors des délibérations du Conseil de sécurité de l’ONU en décembre, dans un communiqué cité par the United States is willing to support a 12-month drawdown followed immediately by liquidation.
Les craintes des analystes face au risque de fragmentation de l’État somalien
La mission AUSSOM dépend entièrement des capacités logistiques de l’ONU pour assurer le transport et le soutien de ses effectifs. Sans ce pont logistique, les observateurs craignent une détérioration rapide de la situation sécuritaire dans ce pays de la Corne de l’Afrique déchiré par les conflits depuis la chute du régime de Mohamed Siad Barre en 1991.

AUSSOM is a key pillar of Somalia’s state. Without it, the country would face a real risk of state fragmentation and disintegration. Afyare Elmi, professor at the City University of Mogadishu
De son côté, Samira Gaid, analyste de la sécurité régionale, a indiqué que la fermeture du bureau de soutien pourrait sonner le glas de la mission africaine si de nouvelles solutions logistiques ne sont pas trouvées rapidement, précisant que l’Union africaine devait soit trouver des solutions logistiques alternatives, soit procéder à un retrait et se désengager, selon the United States is willing to support a 12-month drawdown followed immediately by liquidation.
Des difficultés financières chroniques et des tensions budgétaires persistantes
Ce délai supplémentaire offre à Mogadishu et à ses partenaires internationaux une marge de manœuvre pour rechercher de nouveaux bailleurs de fonds, mais il ne lève pas les incertitudes économiques qui pèsent sur l’organisation militaire. Le financement des forces africaines reste lourdement grevé par des désaccords structurels durables entre alliés occidentaux et institutions multilatérales.
L’administration américaine avait déjà bloqué l’an dernier un projet visant à faire financer les trois quarts du budget annuel de la mission – évalué à 190 millions de dollars – directement par les contributions de l’ONU.