La police sénégalaise a démantelé un réseau de trafic de substances psychotropes au marché de Grand Yoff à Dakar, interpellant deux individus. Selon un communiqué de police, ils sont accusés de «trafic illicite de substances psychotropes de type « Tapentadol », exercice illégal de la profession pharmaceutique, détention et vente de médicaments falsifiés ou prohibés, mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que pour complicité de ces chefs». Les forces de l’ordre ont saisi 150 comprimés de Tapentadol, des antibiotiques, ainsi que divers produits prohibés lors d’une opération menée le 17 septembre 2026.
Commissariat d’arrondissement de Grand Yoff
Une opération de surveillance minutieuse menée au cœur du marché populaire de Grand Yoff à Dakar a permis de mettre un coup d’arrêt aux agissements d’un réseau spécialisé dans la vente illicite de substances psychotropes et de produits pharmaceutiques contrefaits. Le Commissariat d’arrondissement local a conduit cette intervention ciblée après avoir recueilli des renseignements opérationnels précis sur des flux de vente de comprimés dangereux au sein de l’espace commercial. A l’origine de cette affaire, le service de police a récemment été destinataire d’un renseignement opérationnel signalant l’existence d’un vaste réseau de trafic de substances psychotropes au sein du marché de Grand Yoff, dirigé par un individu. Déjà cité dans diverses procédures judiciaires et habitué à être déféré devant les parquets pour des faits similaires, le suspect usait systématiquement de stratagèmes pour échapper aux contrôles policiers.
La planque du 17 septembre et la saisie de Tapentadol
Tapentadol
L’enquête s’est concrétisée le 17 septembre 2026 grâce à une planque conduite de 12 heures à 18 heures aux abords du commerce du principal suspect. Connu des services de justice pour des antécédents similaires, l’individu usait de stratagèmes pour déjouer les contrôles, dissimulant notamment ses marchandises dans un box de fortune adjacent à son étal. Face à cette situation, une opération de planque a été menée le 17 septembre 2026, de 12 h à 18 h, aux abords de son lieu de négoce.


Vers 19 heures, au moment où il finalisait une transaction avec des clients se déplaçant à bord de motos, l’assaut a été déclenché. L’intervention, déclenchée vers 19 h, a conduit à son interpellation. La fouille corporelle et la perquisition du local ont permis aux enquêteurs de saisir un total de 150 comprimés de Tapentadol, un puissant antalgique opioïde. L’interpellation menée vers 19 h a permis de saisir sur le suspect et dans son local 150 comprimés de « Tapentadol » (un puissant antalgique opioïde), des antibiotiques (Cipromed, Mokcit), des anti-inflammatoires, des stimulants et des produits de modification morphologique (Cyproheptadine, Talatin). Une somme d’argent issue du trafic a été placée sous scellé.
Antibiotiques, stimulants morphologiques et produits saisis
Cipromed 500
Au-delà du Tapentadol, l’inventaire des produits saisis par les forces de police témoigne de l’ampleur du détournement de circuit pharmaceutique. Les fouilles ont également révélé des stocks d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires incluant du Cipromed 500, de l’amoxicillin. Les enquêteurs ont mis la main sur des stocks d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires.
La perquisition a également permis de récupérer des produits et une importante somme d’argent immédiatement placée sous scellés de justice.
L’arrestation du grossiste à la Cité Millionnaire
Cité Millionnaire
L’exploitation des déclarations du vendeur a rapidement permis d’identifier et d’interpeller son présumé fournisseur. Les investigations subséquentes ont conduit à l’arrestation du grossiste présumé. Lors de son audition, il a reconnu s’approvisionner sur le marché noir dakarois et écouler ces produits prohibés depuis trois mois.
Garde à vue et chefs d’inculpation
Les deux principaux suspects ont été interpellés dans le cadre de cette affaire présumée. Selon un communiqué de police, ils sont accusés de «trafic illicite de substances psychotropes de type « Tapentadol », exercice illégal de la profession pharmaceutique, détention et vente de médicaments falsifiés ou prohibés, mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que pour complicité de ces chefs».