À Bruxelles, le logiciel Full Self-Driving de Tesla franchit la limite de vitesse légale dans 55 % des tronçons testés selon un rapport indépendant publié en juillet 2026. L’ASBL Johanna.be pointe un système qui pousse à l’excès de vitesse en zone 30, alors que Paris suspend sa décision à un vote européen prévu le 6 octobre.
Trois mois après avoir reçu son autorisation d’utilisation sur les routes belges, la conduite quasi autonome de Tesla fait l’objet d’un premier bilan critique. L’ASBL Johanna.be, une association active dans la défense de la sécurité des piétons et des cyclistes, a évalué le logiciel sur environ 400 kilomètres dans les rues de Bruxelles entre le 20 et le 22 juillet 2026.
Le rapport complet issu de ces tests a été officiellement transmis au ministère flamand de la Mobilité ainsi qu’au régulateur néerlandais RDW. L’organisation réclame un réexamen complet des autorisations accordées au système.
Des excès de vitesse fréquents et des limitations erronées en zone 30
Les chiffres relevés lors de cette évaluation de quatre cents kilomètres montrent que la Tesla a franchi la limite légale dans 55 % des tronçons en zone 30 testés. Dans ces cas précis, la vitesse moyenne constatée s’élevait à 44 km/h, et augmentait encore lorsque la circulation devenait plus fluide, d’après les observations relayées par la RTBF.
Le rapport met également en lumière un décalage troublant entre la signalisation réelle et l’information affichée à bord. Les caméras du véhicule identifiaient correctement le panneau indiquant la limitation à 30 km/h, mais l’écran affichait simultanément une limite de 50 km/h au conducteur, qui reste pourtant censé superviser la machine.
Des séquences vidéo enregistrées durant les tests montrent en outre des tentatives de dépassement de cyclistes au sein de rues cyclables, des manœuvres pourtant proscrites dans ces zones. L’association relève toutefois un point positif, constatant une conduite prudente et courtoise face aux piétons et aux vélos, avec des cessions de passage souvent anticipées par le système.
La réaction des autorités en Belgique et l’attente d’une décision en France
Cette phase de test intervient après le feu vert accordé par le RDW en avril 2026, suivi par l’aval de la Belgique en juin à l’issue d’une campagne d’essais de 5 000 kilomètres. Interrogé sur ces résultats, Xavier Lesenne, porte-parole du ministère flamand de la Mobilité, défend un système basé sur l’apprentissage automatique tout en rappelant que le conducteur demeure 100 % responsable
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Le rapport de l’ASBL Johanna.be qualifie le système de passager qui vous rassure à tort, soulignant son rôle dans les excès de vitesse constatés.
D’autres États membres, à l’instar de la Suède, ont déjà manifesté leur préoccupation concernant la gestion de la vitesse par le logiciel. De son côté, la France retient sa position dans l’attente d’un vote européen crucial fixé au 6 octobre 2026, disposant désormais des observations belges pour alimenter son dossier.