L’activiste d’extrême droite Daniel Thomas, 37 ans, a comparé le 25 septembre 2026 devant le tribunal de Basingstoke et a plaidé non coupable de dégradation et de refus de communiquer le code PIN de son téléphone, à la suite d’un incident survenu en mer dans la Manche le 22 septembre.
L’affaire trouve son origine dans un événement survenu le mardi 22 septembre 2026 dans la Manche. Daniel Thomas, connu sous le pseudonyme de Danny Tommo, a été interpellé après la diffusion d’une vidéo le montrant en train d’endommager une embarcation pneumatique alors qu’un intervenant d’urgence se trouvait à bord. Selon les informations communiquées par le Crown Prosecution Service et la police de Hampshire, le suspect, décrit par The Guardian comme étant de « no fixed abode », a été formellement inculpé de dégradation criminelle ainsi que d’une infraction à l’article 53 du Regulation of Investigatory Powers Act de 2000 pour avoir refusé de délivrer le code de déverrouillage de son téléphone aux enquêteurs.
Comparution et détention provisoire à Basingstoke
Placé en détention provisoire, l’activiste a comparu par visio-conférence devant les magistrats de Basingstoke, d’après The Guardian. Lors de cette audience du 25 septembre 2026, il a plaidé non coupable des deux chefs d’accusation qui pèsent contre lui. Ses représentants ont demandé un procès devant la Crown Court, fixant sa prochaine apparition judiciaire au 29 septembre 2026 devant la Portsmouth Crown Court.
Chris Derrick a souligné que nos procureurs se sont efforcés d’établir qu’il existe suffisamment de preuves pour porter l’affaire devant les tribunaux et qu’il est de l’intérêt public de poursuivre une action pénale, selon des communiqués officiels, tout en rappelant, d’après ses mots rapportés par The Crown Prosecution Service, que les poursuites engagées contre le prévenu sont en cours et que celui-ci a droit à un procès équitable.
Mobilisation des partisans et tensions autour du poste de police
L’arrestation de Daniel Thomas a provoqué d’importants rassemblements de soutien. Des centaines de personnes, dont beaucoup vêtues de noir, se sont massées le jeudi soir devant le centre d’investigation de Basingstoke, tandis que d’autres sympathisants assistaient aux débats depuis la galerie publique du tribunal, aux côtés de personnalités d’extrême droite comme Stephen Yaxley-Lennon, également connu sous le nom de Tommy Robinson.

Face à l’afflux de manifestants, les forces de l’ordre ont dû mobiliser des renforts venus de comtés éloignés, notamment du Kent, tandis qu’un drone de la police surveillait la zone. La couverture médiatique et la diffusion initiale de la vidéo par l’activiste, qui avait attiré plus de 200 000 visionnages selon The Guardian, ont replacé au centre du débat public la question des traversées de migrants et de la sécurité dans le détroit.