Vingt-cinq motopompes et leurs équipements complets ont été remises aux quartiers vulnérables de Saint-Louis pour faire face aux inondations causées par les récentes pluies. Cette opération humanitaire, menée dans le quartier de Pikine, s’appuie sur un partenariat entre des acteurs locaux et la fondation Sénégal Solidaire.
Face à la montée des eaux provoquée par les intempéries dans la vieille ville, vingt-cinq motopompes équipées ont été distribuées aux habitants des zones exposées. Ce renfort matériel vise à soulager des populations durement touchées par les inondations récurrentes, notamment dans les secteurs vulnérables de Pikine.
Une mobilisation locale soutenue par la fondation Sénégal Solidaire à Saint-Louis
L’initiative de cette distribution revient à Pape Samba Diagne, président du mouvement Ndar
et membre fondateur du parti Kiiraay. Tout est parti d’une première phase menée à petite échelle, au cours de laquelle quatre appareils avaient été achetés sur des fonds propres pour entamer les opérations de pompage dans les zones touchées. Devant l’efficacité de ce premier dispositif malgré ses limites, les initiateurs se sont tournés vers des partenaires extérieurs.
Cette démarche a trouvé un écho favorable auprès de la fondation Sénégal Solidaire, associée à la Première dame Marie-Khône Faye. Grâce à cet appui institutionnel, vingt-cinq motopompes complètes ont été acheminées et réparties entre plusieurs quartiers inondables de la commune de Saint-Louis.
Le défi de la mise en service et de l’entretien des équipements
Chaque machine a reçu une dotation initiale de 50 litres de carburant pour permettre un démarrage immédiat des opérations d’évacuation des eaux pluviales dans les rues et les habitations inondées. La gestion du combustible et la maintenance des appareils incombent désormais aux résidents bénéficiaires.
Les responsables locaux rappellent que la durabilité du matériel dépend directement de l’implication des habitants dans sa conservation.
Infrastructures sanitaires et scolaires sous tension dans le faubourg de Sor
La cérémonie de remise organisée à Pikine a également permis de mettre en lumière des problématiques structurelles plus larges qui complètent le défi de l’assainissement. Les structures sanitaires et éducatives du secteur souffrent d’un manque criant de moyens adaptés aux besoins de la population.

Le quartier dispose de deux postes de santé, mais les évacuations de malades vers d’autres centres se heurtent à des pannes logistiques majeures. À Pikine-Fass Ngom, l’ambulance est immobilisée depuis cinq ans. Dans le secteur de l’éducation, les habitants ne disposent que d’un seul lycée, issu de la transformation d’un collège, et réclament de nouvelles infrastructures scolaires.
Pendant ce temps, les chantiers de pré-hivernage suivis par l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) dans la zone affichaient un taux d’exécution de 70 à 75 % au mois de juillet 2026. Ces travaux d’aménagement sont rattachés au Projet de Relèvement d’Urgence et de Résilience, qui bénéficie d’un financement de 40 milliards de francs CFA octroyé par la Banque mondiale.