Paramount Skydance S’Engage Sur Des Quotas de Films Pour Racheter Warner Bros. Discovery
Paramount Skydance s'engage à distribuer au moins 30 films en salles entre 2027 et 2028, puis 32 films par an jusqu'en 2031, après un accord antitrust conclu avec des procureurs…
Paramount Skydance s’engage à distribuer au moins 30 films en salles entre 2027 et 2028, puis 32 films par an jusqu’en 2031, après un accord antitrust conclu avec des procureurs généraux d’État qui lève les obstacles à l’acquisition de Warner Bros. Discovery par l’entreprise.
David Ellison, PDG de Paramount Skydance, a scellé un tournant pour l’industrie hollywoodienne en acceptant des quotas stricts de sorties en salles. Cet accord avec les procureurs généraux d’État, qui permet le rachat de Warner Bros. Discovery, répond aux inquiétudes de concentration et impose des obligations précises de production et de distribution pour les prochaines années.
Les quotas de films et les engagements financiers de Paramount Skydance
Le compromis juridique fixe un plan de charge exigeant pour les studios fusionnés. L’entité combinée devra sortir au moins 30 films au cinéma en 2027 et en 2028, avant d’augmenter la cadence à un minimum de 32 longs-métrages par an pour les années 2029, 2030 et 2031. À titre de comparaison, l’entité combinée possède déjà 35 films programmés pour l’année prochaine, selon les données de Rentrak.
Les termes de l’accord prévoient également des critères stricts concernant l’envergure de ces sorties, incluant des seuils sur le nombre de diffusions à grande échelle et de films disposant d’un budget supérieur à 50 millions de dollars. En cas de non-respect de ces quotas annuels, Paramount s’expose à de lourdes amendes de 30 millions de dollars par film manqué. Sur cette somme, une part sera reversée aux techniciens et employés du cinéma, tandis que le reste ira à la National Association of Attorneys General.
L’accueil partagé des exploitants de salles face au rachat
Le groupement de lobbying Cinema United, qui représentait l’opposition farouche des propriétaires de cinémas contre la fusion, a finalement donné son accord cette semaine, disant que l’accord avec les états « accomplishes many of exhibition’s objectives. » Les dirigeants des trois plus grands réseaux d’exploitation — Adam Aron pour AMC, Sean Gamble pour Cinemark et Eduardo Acuna pour Regal — avaient déjà manifesté leur soutien à l’engagement de David Ellison, esquissé dès le mois d’avril lors du salon CinemaCon à Las Vegas, Nevada.
« This is much more complicated than simply asking whether 30 movies is enough, » Paul Dergarabedian, head of marketplace trends at Rentrak, told CNBC. « Thirty wide releases would represent a meaningful commitment to theatrical, and I think everyone in exhibition would welcome a robust pipeline of films. »
« But ultimately the proof will be in how those movies perform, how varied the slate is, how consistently they reach theaters and how the combined company executes on those commitments, » he said.
Paul Dergarabedian, head of marketplace trends at Rentrak
Malgré ces garanties, de nombreux exploitants indépendants et des cadres de salles demeurent prudents, un certain nombre de theater executives ayant requis l’anonymat pour parler candidement auprès de CNBC. La concentration des studios fait craindre une diminution de la concurrence et un affaiblissement du pouvoir de négociation des petites structures face aux conditions de location des films et aux termes de fenêtres de diffusion. Rob Lehman, président et directeur de l’exploitation chez Santikos Theaters, résume ce sentiment partagé au sein de l’industrie :
« Of course, I worry about what happens in year six, » Rob Lehman, president and chief operating officer at Santikos Theaters, told CNBC.
Rob Lehman, president and chief operating officer at Santikos Theaters
Rob Lehman s’interroge ouvertement sur la pérennité du modèle après l’expiration de l’accord quinquennal, redoutant une chute brutale du volume de production une fois les obligations légales levées, d’autant que Paramount doit composer avec environ 79 milliards de dollars de dette une fois le rachat conclu, tandis que les coûts de production et de commercialisation continuent d’augmenter.
Les défis économiques et la pression sur l’emploi à Hollywood
Au-delà de la simple question du volume de production, les analystes soulignent que la quantité ne garantit pas le succès commercial. Le paysage de l’exploitation cinématographique s’est profondément transformé depuis la pandémie de Covid-19 qui a fermé les théâtres et engorgé la filière de production, entraînant une diminution des écrans et du public. Si l’augmentation des prix des billets aide le box-office domestique à dépasser les 10 milliards de dollars pour la première fois depuis la crise sanitaire, l’industrie s’adapte encore à une nouvelle économie.
Les entreprises hollywoodiennes se préparent à la fusion Warner Bros.-Paramount | The Big Deal
Parallèlement, la restructuration inhérente à un tel rapprochement industriel soulève de vives inquiétudes sur le front social. Le projet de rachat de Warner Bros. par Paramount pourrait coûter 4.500 emplois à Hollywood, illustrant l’impact économique significatif de cette consolidation géante dans le secteur du divertissement.
Warner Bros' merger with Paramount is rattling Hollywood – Spectrum News
Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.