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Ministre de l’Éducation du Ghana appelle le syndicat à mettre fin à la grève

Le ministre de l'Éducation, Haruna Iddrisu, a exhorté lundi à Accra les syndicats d'enseignants du pré-tertiaire à suspendre leur grève nationale en cours.

Ministre de l'Éducation du Ghana appelle le syndicat à mettre fin à la grève

Le ministre de l’Éducation, Haruna Iddrisu, a exhorté lundi à Accra les syndicats d’enseignants du pré-tertiaire à suspendre leur grève nationale en cours. Lors d’une réunion avec les représentants syndicaux, le gouvernement s’est engagé à résoudre des dossiers en suspens concernant les arriérés de salaire et les indemnités de promotion.

Alors qu’une grève nationale perturbe le secteur éducatif depuis le vendredi précédent, le gouvernement ghanéen tente de renouer le dialogue. Le ministre de l’Éducation, Haruna Iddrisu, a pris la parole à Accra pour lancer un appel pressant aux syndicats d’enseignants afin qu’ils mettent un terme à leur mouvement d’arrêt de travail. Selon les autorités, des discussions constructives ont eu lieu pour traiter les revendications salariales et statutaires portées par la base enseignante.

Les revendications des syndicats d’enseignants de GNAT, NAGRAT et PRETAG

Trois organisations majeures — la Ghana National Association of Teachers (GNAT), la National Association of Graduate Teachers (NAGRAT) et la Pre-Tertiary Teachers Association of Ghana (PRETAG) — conduisent le mouvement de grève. Dans un communiqué conjoint daté du 25 septembre 2026, elles dénoncent trois griefs principaux : le retard dans la négociation d’une nouvelle convention collective, le défaut de basculement automatique des enseignants récemment promus sur les grilles salariales adaptées, ainsi que la non-application de l’indemnité pour zone défavorisée.

Les syndicats soulignent que la convention collective en vigueur est arrivée à expiration. Les négociations pour un nouvel accord, qui auraient dû aboutir dès juin 2026, restent au point mort malgré plusieurs interpellations adressées à la Fair Wages and Salaries Commission (FWSC). Par ailleurs, le personnel enseignant exige l’intégration immédiate sur les grilles de salaire correspondantes pour les agents ayant réussi leurs examens de promotion entre décembre 2025 et février 2026, incluant le versement rétroactif des arriérés à compter de janvier 2026.

La réponse du gouvernement et les engagements de la Commission des salaires

Pour tenter de débloquer la situation, Haruna Iddrisu a annoncé que la Fair Wages and Salaries Commission rencontrerait les syndicats pour poursuivre les pourparlers concernant l’accord collectif et les conditions de service. Concernant l’indemnité de 20 per cent pour zone rurale défavorisée, une commission de validation a été constituée sous la présidence du ministre de l’Emploi et du Travail. Le gouvernement de la présidence Mahama réaffirme son intention d’appliquer cette mesure à partir de janvier 2027, sous réserve de la validation des données par un comité où les syndicats disposeront d’une représentation adéquate.

Sur le volet des revalorisations liées aux promotions, le ministre a indiqué que le directeur général du Ghana Education Service (GES) collaborerait avec le Controller and Accountant General pour actualiser les données concernant près de 80 000 enseignants touchés. Cette mise à jour doit permettre le traitement des salaires sur la nouvelle grille. Pour les arriérés, le ministère dispose actuellement de dossiers validés pour 29 000 agents, les salaires du mois de septembre étant déjà en cours de traitement.

La fermeté des syndicats face aux promesses gouvernementales

Malgré ces propositions, les représentants syndicaux maintiennent leur position et réclament des actes tangibles avant d’envisager une reprise du travail. Exprimant la méfiance de la base face aux engagements officiels, le responsable des salaires de la GNAT, Isaac Nii Baah, a souligné la lassitude du corps enseignant face aux promesses répétées.

Là où nous en sommes actuellement, nous ne prenons pas de promesses. Nous voulons des actions. Nos enseignants doivent continuer à rester chez eux jusqu’à ce que nous voyions du concret, jusqu’à ce que nous voyions les salaires et les arriérés se refléter sur nos bulletins de paie et être crédités sur nos comptes.

Isaac Nii Baah, chef des salaires à la GNAT

De son côté, le vice-président de la PRETAG, Addokwei Ayikwei Awulley, a déploré l’absence d’avancées concrètes sur les trois dossiers prioritaires, pointant notamment de nouveaux délais fixés pour les promotions et l’absence de progrès sur l’indemnité de zone défavorisée.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.