À l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation ce mercredi 30 septembre 2026, de nombreux services, commerces et institutions adaptent leurs horaires ou ferment leurs portes à travers le pays, marquant un temps d’arrêt pour honorer les survivants et les enfants des pensionnats autochtones.
Le 30 septembre est officiellement désigné comme la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, un jour férié et de commémoration qui honours the children who never returned home and survivors of residential schools, as well as their families and communities, selon le patrimoine canadien. Partout au pays, cette journée soulève des questions pratiques sur les ouvertures et fermetures, tout en invitant la population à une réflexion profonde sur l’histoire et les relations avec les Premiers Peuples.
Services municipaux, transports et collectes à Ottawa et Gatineau
Dans la région de la capitale nationale, les résidents font face à des horaires variables selon les services publics. Le centre de service du Centre Rideau accueille les usagers de 9 h 30 à 21 h, bien que le bureau des objets perdus reste fermé.

Du côté de Gatineau, la Société de transport de l’Outaouais assure un service normal, tout comme Transcollines. Les stationnements sur rue à Gatineau sont exceptionnellement gratuits aux endroits où ils sont normalement payants. Les collectes de déchets et de matières résiduelles se déroulent sans modification dans les deux municipalités.
Cependant, les centres de services municipaux et l’hôtel de ville d’Ottawa ferment leurs portes, à l’exception du centre d’appels 311 pour les urgences. Sept succursales de la Bibliothèque publique d’Ottawa ouvrent de 10 h à 17 h pour offrir des espaces d’apprentissage et d’action, tandis que toutes les bibliothèques ferment à Gatineau.
Commerces, centres commerciaux et services de détail
À l’échelle du pays, le portrait commercial varie considérablement d’une province à l’autre. À Vancouver, la quasi-totalité des grands centres commerciaux, comme le CF Pacific Centre Mall et Metrotown, ouvrent leurs portes avec des horaires adaptés, souvent de 11 h à 19 h. Les grandes épiceries et pharmacies de la métropole britanno-colombienne maintiennent également leurs activités.
Les succursales de la LCBO en Ontario ouvrent à partir de midi, tandis que les magasins de la SAQ et de la SQDC sont accessibles en territoire québécois.
À l’Île-du-Prince-Édouard, la situation est plus contrastée. Les bureaux gouvernementaux, les bibliothèques et Postes Canada cessent leurs activités. Les grands supermarchés comme Sobeys et Superstore fonctionnent selon l’horaire normal, mais plusieurs centres commerciaux majeurs, dont le Royalty Crossing à Charlottetown et le County Fair Mall à Summerside, ferment pour la journée, tout comme les succursales de vente d’alcool.
Un appel à l’alliance et à la prise de responsabilité
Au-delà des fermetures et des horaires modifiés, la journée du 30 septembre représente un moment de recueillement et d’engagement. La réconciliation exige un chemin de constance et d’écoute, où la population non autochotones est appelée à s’engager activement. Comme le soulignent des voix engagées, cette démarche ne se limite pas à un geste ponctuel.
« Le 30 septembre, je me permets de poser ma hache de guerre. Pendant 364 jours par année, je raconte des histoires, je vais à la rencontre des gens et je parle des enjeux qui touchent les Premières Nations. Mais cette journée-là, je me permets d’être vulnérable. »
Shushan Bacon, journaliste innue
Pour les enfants et les citoyens, l’apprentissage passe par des gestes simples, comme s’informer, soutenir les initiatives des Premiers Peuples et aborder les différences avec ouverture. Les experts rappellent que la transition vers des relations plus justes repose sur une prise de responsabilité collective face à l’histoire des pensionnats et à ses répercussions durables.