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Incendie du lycée Nelson Mandela à Nantes : le hall détruit

De violents affrontements et des blocages de lycées ont secoué plusieurs villes en France ce jeudi 29 septembre 2026, marqués notamment par la destruction partielle du hall d'un…

Incendie du lycée Nelson Mandela à Nantes : le hall détruit

De violents affrontements et des blocages de lycées ont secoué plusieurs villes en France ce jeudi 29 septembre 2026, marqués notamment par la destruction partielle du hall d’un établissement à Nantes. Face à l’extension du mouvement contre le manque de moyens dans l’éducation, le gouvernement a convoqué une cellule de crise interministérielle.

La contestation sociale dans les lycées et universités français a pris une tournure critique ce jeudi matin. À Nantes, le hall du lycée Nelson Mandela, situé sur l’île de Nantes et qui accueille plus de 1.700 élèves et étudiants selon son site internet, a été détruit par un incendie survenu en marge des actions de blocage. La proviseure adjointe, Gaëlle Cordier, a déclaré à l’AFP qu’il s’agissait d’un incendie volontaire, dont l’origine n’a pas été précisée, qui s’est propagé sur la façade de l’établissement avant d’être maîtrisé par les nombreux pompiers se trouvant sur place peu après 10h, alors que des lycéens restaient devant le site.

Réaction à Matignon et extension des blocages

Face à la multiplication des incidents à travers le territoire, Matignon a annoncé qu’une cellule interministérielle de crise serait présidée à 13h00 au ministère de l’Intérieur par Sébastien Lecornu. Le mouvement, né la semaine dernière autour des conditions d’apprentissage et des suppressions de postes, s’est étendu à de nouveaux établissements et touche désormais l’enseignement supérieur.

Pour tenter de mettre fin à la propagation de ce mouvement qui a débuté mardi, Edouard Geffray a annoncé l’ouverture d’une plateforme de concertation à laquelle tous les lycéens pourront contribuer.

Selon l’Union étudiante, dont le président Ryad Rani et la secrétaire générale Éloïse Lefebvre-Milon ont pris la parole, environ une trentaine de campus universitaires font l’objet de blocages ce jeudi matin — qualifiant cette mobilisation d’historique — à Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon 2, Reims, Poitiers ou encore Nanterre, les accès étant empêchés tout en permettant aux universités de passer les cours en distanciel. Dans le secondaire, la situation reste extrêmement tendue dans plusieurs académies.

À Rennes, le lycée Bréquigny, qui est le plus grand de Bretagne, était bloqué dès 7 h par environ 300 jeunes rassemblés au niveau de l’allée Pierre de Courbertin et surveillés par une dizaine de policiers en armure, selon ici Armorique, donnant lieu à des affrontements. La mobilisation touche d’autres villes comme Paris, Lyon, Grenoble, Besançon, Nîmes, Strasbourg, Saint-Denis ou Lille.

Des poubelles sont incendiées devant le lycée des Menuts lors d’une manifestation étudiante à Bordeaux, dans le sud-ouest de
Photo : lefigaro.fr

Bilan des interpellations et tensions politiques

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a indiqué que 625 personnes ont été interpellées et 83 policiers et gendarmes ont été blessés mercredi lors de cette mobilisation qui a concerné 356 établissements, le ministre évoquant une extension du mouvement, une montée de la violence devant certains établissements, ainsi qu’une prise à partie des fonctionnaires, des jets de projectiles, violences, déclarations, tentatives de mise à feu, et ce qui s’apparente selon lui à des violences urbaines.

Le ministère de l’Intérieur et les autorités locales recensent de nombreuses interpellations et des blessés parmi les forces de l’ordre au cours des derniers jours. De son côté, TF1-LCI rapportait par ailleurs dans des données distinctes, à 11 h, que 500 individus avaient été arrêtés et 50 agents des forces de l’ordre blessés à travers le pays, hors de Paris et de sa petite couronne.

La préfecture des Bouches-du-Rhône a quant à elle indiqué qu’à Marseille, le chef d’établissement du lycée Victor Hugo avait reçu des éclaboussures d’essence sans pour autant être directement visé, au moment où des jeunes remplissaient des conteneurs. Les syndicats lycéens et étudiants maintiennent leurs mots d’ordre pour un acte deux et exigent des réponses concrètes.

La colère lycéenne et le malaise dans l’éducation nationale ne se réglera pas à coup de matraques, de tir de LBD et en laissant dégénérer la situation. Dans notre République, on ne tire pas sur nos enfants. On écoute. On comprend. Et on apporte des réponses à l’urgence.

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, via Le Figaro et TF1 Info

D’autres figures politiques ont réagi aux dégradations et aux méthodes de maintien de l’ordre. Le maire de Marseille, Benoît Payan, a dénoncé des violences inacceptables, incendies et agressions, estimant qu’aucune cause ne peut justifier ces faits et appelant à retrouver le chemin d’une expression démocratique des revendications.

De son côté, Marine Le Pen a accusé Jean-Luc Mélenchon de porter une lourde responsabilité dans la situation que connaît aujourd’hui notre pays, reprochant au leader de La France insoumise de s’être rendu devant les lycées pour haranguer les jeunes. Pendant ce temps, le gouvernement tente d’ouvrir des espaces de dialogue, le ministre de l’éducation nationale Edouard Geffray ayant annoncé l’ouverture de la plateforme de concertation.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.