Publié le 2024-02-29 14:52:00. L’acteur égyptien Abbas Abu Al-Hassan est au cœur d’une vive polémique après avoir qualifié la procréation de « péché majeur », suscitant une onde de choc sur les réseaux sociaux et une réaction officielle des autorités.
- Un avocat a déposé une plainte auprès du syndicat des acteurs égyptiens, réclamant l’exclusion d’Abbas Abu Al-Hassan et une compensation financière d’un milliard de livres égyptiennes (environ 32 millions d’euros).
- Le syndicat des acteurs a annoncé l’ouverture d’une enquête pour examiner les déclarations controversées, tout en affirmant son attachement à la liberté d’expression et aux valeurs sociétales.
- Les propos de l’acteur, tenus sur son compte Facebook, remettent en question la motivation des parents et les conditions de vie offertes aux enfants.
La controverse a éclaté suite à la publication d’un message sur le compte Facebook personnel d’Abbas Abu Al-Hassan. L’acteur y affirmait que donner la vie délibérément à l’heure actuelle relevait de l’égoïsme et constituait un péché grave. Il suggérait que les parents étaient motivés par un désir de possession plutôt que par un véritable amour pour leur enfant.
« Avec quel genre d’amour cela vous pousse-t-il à le jeter dans cette misère ? Quelle vie allez-vous lui préparer et dans quel monde allez-vous le laisser ? »
Abbas Abu Al-Hassan, acteur
Face à l’ampleur de la polémique, l’avocat Ayman Mahfouz a déposé un avertissement officiel auprès du Syndicat des professions d’acteur en Égypte. Il exige l’annulation de l’adhésion d’Abbas Abu Al-Hassan, une enquête approfondie sur ses propos et une compensation financière d’un milliard de livres égyptiennes (environ 32 millions d’euros) au profit de personnes estimant avoir été lésées par ses déclarations. L’avocat estime que les propos de l’acteur incitent à l’infécondité et violent les lois et les valeurs de la société égyptienne.
Le Syndicat des professions d’acteur en Égypte a réagi en annonçant la formation d’une commission d’enquête. Dans un communiqué, le syndicat a souligné qu’il suivait de près la situation et qu’il s’efforcerait de concilier le respect de la liberté d’expression avec la nécessité de préserver les valeurs sociétales et les lois en vigueur. Le syndicat a également promis de rendre publics les résultats de l’enquête dans les meilleurs délais, réaffirmant son engagement envers ses réglementations et son rejet de toute action susceptible de porter atteinte à la paix sociale ou à la confiance du public dans les institutions de l’État.
Cette affaire intervient dans un contexte de débat croissant sur les questions démographiques et les défis auxquels sont confrontées les nouvelles générations en Égypte. Les propos d’Abbas Abu Al-Hassan ont ravivé les tensions entre les partisans d’une approche plus conservatrice de la famille et ceux qui prônent une plus grande liberté individuelle.
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