Publié le 14 janvier 2024 12:43:00. La Basse-Saxe va progressivement abandonner l’enseignement de la division écrite traditionnelle au primaire, privilégiant une approche plus axée sur la compréhension des concepts mathématiques. Cette décision, saluée par les spécialistes, vise à éviter un apprentissage mécanique et à préparer les élèves à utiliser efficacement les outils numériques.
- Le ministère de l’Éducation de Basse-Saxe ne proposera plus l’apprentissage de la division écrite qu’à partir de la 6e ou 7e année.
- La méthode de la division semi-écrite, qui décompose les nombres en unités plus simples, est privilégiée pour favoriser la compréhension du processus de division.
- Selon un professeur de mathématiques, la division écrite est devenue obsolète avec l’utilisation généralisée des calculatrices.
La Basse-Saxe prend un virage pédagogique en matière d’enseignement de la division. À partir de 2027, les élèves des écoles primaires ne se verront plus enseigner la méthode de la division écrite traditionnelle, souvent perçue comme complexe et décontextualisée. Le ministère de la Culture justifie cette décision par la volonté d’éviter que les enfants n’apprennent à calculer sans réellement comprendre les principes sous-jacents.
Cette approche est soutenue par le professeur de mathématiques Timo Leuders, de l’Université pédagogique de Freiberg. Il explique que l’objectif principal de l’apprentissage de la division n’est pas la rapidité ou la fiabilité du calcul, mais plutôt la compréhension du concept lui-même :
« L’important dans la division n’est pas l’arithmétique rapide et fiable. L’important dans la division est que vous compreniez quand vous divisez, pourquoi vous divisez, ce que cela signifie et toujours gérer la division correctement dans différentes situations. Et cela est toujours encouragé dans les semi-écrits. »
Timo Leuders, professeur de mathématiques
La méthode privilégiée par la Basse-Saxe est la division semi-écrite. Cette technique consiste à décomposer le dividende en unités plus petites (milliers, centaines, dizaines) et à effectuer des calculs partiels plus simples. Par exemple, pour calculer 3 240:5, on peut décomposer le problème en 3 000:5, 200:5 et 40:5, puis additionner les résultats partiels (600 + 40 + 8 = 648). Cette approche permet aux élèves de mieux visualiser le processus de division et de comprendre pourquoi il fonctionne.
Le professeur Leuders souligne également que la division écrite est de moins en moins utilisée dans la pratique, notamment grâce à la disponibilité des calculatrices à partir du collège :
« La division écrite n’est généralement plus nécessaire dans la plupart des situations, car à partir de la 6e ou de la 7e année, vous disposez de toute façon d’une calculatrice. »
Timo Leuders, professeur de mathématiques
Cette décision de la Basse-Saxe ne fait pas l’unanimité. L’association des enseignants s’inquiète notamment de la possible difficulté des élèves à aborder la division écrite lorsqu’ils entreront au lycée. Cependant, le ministère de l’Éducation reste convaincu que cette nouvelle approche permettra de former des élèves plus compétents et plus à l’aise avec les mathématiques.
La Saxe, quant à elle, maintient son attachement à l’enseignement de la division écrite dans les écoles primaires, la considérant toujours comme un objectif d’apprentissage important dans les programmes de mathématiques.
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