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Accès à l’électricité et droit à la santé au Nigeria – HHR Journal

Publié le 24 septembre 2025. Le secteur électrique nigérian est freiné par un manque de coordination entre les autorités de régulation fédérales et étatiques, entravant les investissements privés et la décentralisation de la production d'électricité. La loi nigériane…

Publié le 24 septembre 2025. Le secteur électrique nigérian est freiné par un manque de coordination entre les autorités de régulation fédérales et étatiques, entravant les investissements privés et la décentralisation de la production d’électricité.

  • La loi nigériane permet à la fois au régulateur fédéral (NERC) et aux États de superviser et de développer leurs propres marchés de l’électricité.
  • Ce chevauchement de compétences crée une confusion réglementaire, notamment pour les opérateurs de mini-réseaux.
  • Cette situation décourage les investissements privés et ralentit le développement du secteur électrique.

La législation nigériane actuelle prévoit une répartition des responsabilités entre le régulateur fédéral, la Commission nigériane de régulation de l’électricité (NERC), et les gouvernements des États. Ces derniers sont autorisés à superviser et à développer leurs propres marchés de l’électricité, ainsi qu’à délivrer des licences pour les projets de production, de transport et de distribution d’électricité sur leur territoire, à condition d’avoir adopté leurs propres lois nationales sur l’électricité. Cette approche vise à encourager la décentralisation de la production d’électricité, permettant aux États d’améliorer l’accès, la concurrence et l’efficacité en rapprochant la production de la consommation.

Cependant, l’absence d’un mécanisme de coordination entre ces deux niveaux de régulation engendre des incohérences et des chevauchements de compétences. Un exemple frappant concerne les opérateurs de mini-réseaux agréés par un État. Dès lors qu’ils se connectent au réseau national, que ce soit pour obtenir une alimentation de secours ou pour partager un surplus de production, ils tombent sous la juridiction de la NERC et doivent obtenir une licence fédérale supplémentaire. Cette complexité réglementaire constitue un obstacle majeur pour les investisseurs privés, qui hésitent à s’engager dans un marché où les règles ne sont pas clairement définies et où les procédures sont alourdies.

La production captive, c’est-à-dire l’électricité produite pour un usage propre et non destinée à la vente publique ou à l’injection dans le réseau national, est exclue de cette double régulation. Néanmoins, le manque de clarté et de coordination dans l’ensemble du système freine le développement du secteur électrique nigérian et limite son potentiel de croissance.

Cette situation pourrait nécessiter une révision de la législation ou la mise en place d’un cadre de coordination plus efficace entre la NERC et les États afin de simplifier les procédures, de réduire les incertitudes et d’attirer les investissements privés indispensables à la modernisation et à l’expansion du réseau électrique nigérian.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.