Les femmes atteintes de diabète de type 1 qui tombent enceintes présentent un risque accru de complications pour elles-mêmes et pour leur bébé. Une nouvelle étude confirme l’efficacité de la surveillance continue de la glycémie pour réduire certains de ces risques, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les recherches sur des technologies encore plus avancées.
Les grossesses compliquées par un diabète de type 1 sont associées à une augmentation significative de la morbidité et de la mortalité, tant pour la mère que pour le fœtus. On observe notamment des taux plus élevés d’accouchements par césarienne, de prééclampsie (hypertension artérielle pendant la grossesse), d’accouchements prématurés (avant 37 semaines d’aménorrhée), ainsi que des bébés de poids supérieur à la normale pour leur âge gestationnel. Des décès maternels et fœtaux sont également plus fréquents.
L’hyperglycémie, ou taux de sucre élevé dans le sang, est un facteur de risque majeur. Heureusement, les progrès réalisés en matière de régime alimentaire, de traitements à l’insuline et de suivi de la glycémie – grâce aux mesures capillaires et aux capteurs – ont permis de contrôler plus efficacement les niveaux de glucose pendant la grossesse.
Une étude clinique randomisée, appelée CONCEPTT, menée auprès de 215 femmes enceintes diabétiques de type 1, a démontré les bénéfices de la surveillance continue de la glycémie (SCG) par rapport à la méthode traditionnelle des tests capillaires. Les résultats ont révélé une amélioration du temps passé par les mères dans la plage de glycémie cible (entre 63 et 140 mg/dL), ainsi qu’une réduction des complications néonatales. Plus précisément, le nombre de bébés présentant un poids important pour leur âge gestationnel a diminué (53 % avec la SCG contre 69 % avec le contrôle traditionnel ; P = 0,02), tout comme les cas d’hypoglycémie sévère chez les nouveau-nés (15 % contre 28 % ; P = 0,03) et les hospitalisations en unité de soins intensifs néonatals de plus de 24 heures (27 % contre 43 % ; P = 0,02).
Cependant, l’étude CONCEPTT a également mis en évidence des taux élevés de morbidité maternelle et néonatale, notamment des troubles hypertensifs de la grossesse (18 %), des accouchements par césarienne (63 %) et des accouchements prématurés (38 %). Ces observations ont suscité un intérêt croissant pour l’exploration de technologies encore plus avancées, telles que l’administration automatisée d’insuline.
L’administration automatisée d’insuline, parfois appelée « thérapie en boucle fermée », combine la surveillance continue de la glycémie, une pompe à insuline et un algorithme qui ajuste automatiquement les doses d’insuline. Bien que la plupart des systèmes actuellement disponibles soient en réalité des systèmes « hybrides en boucle fermée » – nécessitant une indication manuelle de la quantité de glucides consommés lors des repas – ils pourraient permettre de réduire davantage les fluctuations de la glycémie maternelle et d’améliorer les résultats des grossesses chez les femmes atteintes de diabète de type 1.
