L’oboïste américain Albert Goltzer, longtemps associé au New York Philharmonic, s’est éteint le 10 novembre 2007 à l’âge de 89 ans. Sa carrière, débutant tardivement, l’a mené des orchestres symphoniques de Saint-Louis et CBS à une longue et fructueuse collaboration avec le prestigieux orchestre new-yorkais.
Albert Goltzer n’a entamé sa formation musicale qu’à l’âge de treize ans, alors qu’il fréquentait le lycée Tilden à Brooklyn. Son talent a rapidement été reconnu, lui valant une bourse pour la Juilliard School en 1938, grâce à la bourse commémorative Gabrilowitch de la National Orchestral Association. Peu après, il fut engagé par Jean Barbirolli pour rejoindre le New York Philharmonic, où il bénéficia de l’enseignement d’Engelbert Brenner, Bruno Labété et Michel Nazii.
Après avoir servi pendant la Seconde Guerre mondiale, Goltzer devint oboïste solo de l’Orchestre Symphonique de Saint Louis en 1946. Il occupa ensuite le même poste à l’Orchestre Symphonique CBS et à l’Orchestre WOR, tout en étant membre du New York Wind Quintet. En 1955, Dimitri Mitropoulos le fit revenir au New York Philharmonic, où il exerça en tant qu’oboïste principal adjoint jusqu’en 1984.
Parallèlement à sa carrière d’interprète, Albert Goltzer s’est également consacré à l’enseignement. Il a enseigné à la Juilliard School, au Mannes College of Music et à la Manhattan School of Music. Il était marié à l’oboïste Doris Goltzer et était le frère du bassoniste Harold Goltzer.
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