Home Affaires«Alerter davantage sur la lutte contre l’inflation que sur la sécurité sociale»: je suis retourné travailler à 61 ans. Maintenant, j’ai 66 ans. J’avais raison?

«Alerter davantage sur la lutte contre l’inflation que sur la sécurité sociale»: je suis retourné travailler à 61 ans. Maintenant, j’ai 66 ans. J’avais raison?

by Amélie Bernard

Publié le 7 octobre 2025 à 22h26. Un Américain de 66 ans raconte comment il a renoncé à une retraite anticipée pour maximiser ses revenus futurs, une décision motivée par la crainte de l’inflation et la volonté d’assurer sa sécurité financière.

  • Un retraité a reporté sa demande de prestations de sécurité sociale pour augmenter considérablement ses revenus mensuels à la retraite.
  • Il a repris le travail à l’âge de 62 ans et prévoit de continuer jusqu’à 69 ans pour bénéficier de prestations maximales.
  • L’inflation est apparue comme une préoccupation majeure dans sa décision, le poussant à privilégier la sécurité financière à court terme.

À 66 ans, cet Américain a pris une décision inhabituelle : retourner travailler alors qu’il avait déjà pu prendre sa retraite. Son histoire, partagée avec MarketWatch, illustre une stratégie financière audacieuse, dictée par la réalité de l’inflation et la volonté de ne pas se retrouver en difficulté financière.

Initialement, il avait pris sa retraite à 61 ans, en février 2020, bénéficiant d’une pension d’État de 3 000 $ par mois, complétée par une bourse de l’État couvrant 75 % de ses frais médicaux. Il vivait modestement, sans dettes, sans prêt automobile ni carte de crédit. Cependant, un an plus tard, il a constaté que ses revenus n’étaient plus suffisants face à la hausse des prix.

Il avait envisagé de demander la sécurité sociale à 62 ans, ce qui lui aurait rapporté 1 650 $ par mois, mais a finalement changé d’avis. Il a donc repris son emploi dans l’administration publique en février 2023, ayant la chance de pouvoir être réembauché. Il prévoit désormais de travailler jusqu’en mars 2028, à l’âge de 69 ans.

Cette stratégie lui permettra de percevoir 6 000 $ par mois à la retraite, soit deux fois plus que sa pension initiale, avec une couverture complète de ses frais de santé. De plus, il s’attend à recevoir 4 000 $ par mois de la sécurité sociale à partir de 70 ans, soit plus du double de ce qu’il aurait perçu à 62 ans.

En parallèle, il a augmenté ses cotisations à son Roth 401(k) (un plan d’épargne retraite) de 2 000 $ par mois depuis son retour au travail, atteignant un solde actuel d’environ 400 000 $. Il suit la philosophie d’investissement de Warren Buffett, allouant 90 % de ses fonds à des fonds indiciels et 10 % à des obligations. Il conserve également 100 000 $ en liquidités.

Il n’ayant ni personnes à charge ni héritiers, il prévoit de léguer sa propriété à des œuvres caritatives. Il affirme être heureux de ne pas avoir demandé la sécurité sociale à 62 ans, estimant que cela l’aurait contraint à vendre sa maison et à déménager dans un logement plus petit pour survivre. Il considère que la lutte contre l’inflation est plus importante que la perception immédiate des prestations de sécurité sociale.

Dans une réponse à sa question, un conseiller financier de MarketWatch souligne que sa décision était judicieuse. Il met en avant le fait qu’il se retrouve désormais avec un revenu de retraite confortable de 10 000 $ par mois, sans dettes et avec une sécurité financière assurée. Il rappelle également qu’il est possible de retirer sa demande de sécurité sociale dans les 12 mois suivant la première perception des prestations, à condition de rembourser les sommes perçues.

L’article souligne que l’inflation est la principale préoccupation des retraités, comme le révèle une enquête menée par Schroders Investment Management. 92 % des personnes interrogées craignent que l’inflation ne réduise la valeur de leurs actifs, 86 % s’inquiètent de la hausse des coûts des soins de santé et 80 % redoutent une forte baisse des marchés financiers. Plus de 60 % des répondants ignoraient combien de temps leurs économies leur permettraient de vivre.

Selon Deb Boyden, responsable de la planification de la retraite chez Schroders, « La hausse des prix des produits de base, tels que le logement, la nourriture et les soins de santé, a considérablement réduit le pouvoir d’achat et la sécurité financière des retraités. »

L’histoire de cet Américain est un exemple concret de la nécessité d’une planification financière rigoureuse et d’une adaptation aux réalités économiques changeantes. Son Roth 401(k), avec une répartition 90/10 entre actions et obligations, devrait atteindre environ 1,6 million de dollars, ce qui lui assurera un niveau de vie confortable à la retraite.

Votre histoire est un bon exemple pour tous ceux qui pèsent pour et contre la retraite en 62 et ont reçu la sécurité sociale tôt.

Votre histoire est un bon exemple pour tous ceux qui pèsent pour et contre la retraite en 62 et ont reçu la sécurité sociale tôt. – Illustration Marketwatch

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