Home SantéAlteplase 4,5 à 24 heures après un AVC ischémique aigu : réponse

Alteplase 4,5 à 24 heures après un AVC ischémique aigu : réponse

by Sophie Martin

Des chercheurs répondent aux interrogations soulevées concernant la méthode d’évaluation du temps écoulé avant l’administration d’alteplase en cas d’accident vasculaire cérébral (AVC). Ils précisent que des analyses plus poussées sont en cours pour déterminer l’impact de cette évaluation sur l’efficacité du traitement.

Suite à la publication d’un article récent, les docteurs Nakazawa et Norisue ont soulevé des points importants concernant l’intervalle entre le début des symptômes et l’inclusion des patients dans les études. Les chercheurs reconnaissent l’intérêt d’analyser les données en fonction de ces intervalles, afin de mieux comprendre les bénéfices de l’alteplase intraveineuse tout au long de la période d’administration. Ils indiquent que de telles analyses sont actuellement en cours et que des éléments de réponse se trouvent déjà dans les sous-groupes prédéfinis présentés dans la figure 3 de leur publication.

La question de la méthode utilisée pour déterminer le moment du début de l’AVC est également abordée. Les recommandations actuelles privilégient généralement l’utilisation du dernier moment où le patient était considéré comme en bonne santé, ou le moment du réveil pour les AVC survenus pendant le sommeil. Cependant, il est établi que l’apparition des AVC suit un rythme circadien, avec un risque accru le matin. C’est pourquoi la méthode du point médian, employée dans les essais HOPE et EXTEND, est considérée comme plus précise pour estimer l’heure réelle de l’AVC, en particulier pour les AVC survenus au réveil, et permet d’élargir le nombre de patients potentiellement éligibles à la thrombolyse intraveineuse.

Pour les patients victimes d’un AVC sans témoin – une situation fréquente chez les personnes âgées vivant seules – l’intervalle entre le dernier moment de bonne santé et la découverte des symptômes est souvent plus long. Les chercheurs avancent que la méthode du point médian pourrait offrir à ces patients une opportunité d’être évalués pour une thérapie de reperfusion. Cette hypothèse est d’autant plus pertinente que les technologies d’imagerie multimodale progressent et que le concept de « fenêtre temporelle » stricte évolue vers celui de « fenêtre tissulaire », qui prend en compte l’état des tissus cérébraux.

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