Home DivertissementAmandaland Christmas special review – Jennifer Saunders is sublime in this Ab Fab reunion | Television

Amandaland Christmas special review – Jennifer Saunders is sublime in this Ab Fab reunion | Television

by Antoine Girard

La famille dysfonctionnelle d’Amanda est de retour pour un épisode spécial de Noël, où l’obsession de la protagoniste pour l’image parfaite se heurte à la réalité d’une fête de famille chaotique et pleine de secrets.

C’est peut-être le premier épisode de Noël d’Amandaland ? Difficile à croire, quand on se souvient des précédentes tentatives, avec Felicity Kendal et ses remarques acerbes, ou David Jason et son obsession pour la plomberie, sans oublier le fameux turducken qui avait tant fait parler de lui. Pourtant, la série, dérivée de Motherland, ne dure que depuis moins d’un an, et pourtant elle donne l’impression d’être déjà un classique.

Cette année, Amanda (Lucy Punch), avec son caniche choyé et son titre auto-proclamé de « Reine de SoHa » (sud de Harlesden), tente de recréer les Noëls « plus simples » de son enfance chez sa tante Joan (Jennifer Saunders, absolument brillante). Le voyage vers Cirencester s’effectue donc dans le van du voisin Mal (Samuel Anderson) – le taxi, comme il fallait s’y attendre, n’étant pas venu. Une leçon à retenir : il ne faut pas trop compter sur les transports en commun pendant les fêtes.

Amanda est accompagnée de ses enfants, Georgie (Miley Locke) et Manus (Alexander Shaw), qui ne cachent pas leur agacement, de sa mère glaciale, Felicity (Joanna Lumley), et de son amie fidèle, mais dépassée, Anne (Philippa Dunne), dont le vol pour Dublin a été annulé. Anne sombre dans le désespoir et exprime son souhait d’être avec sa famille. Si Amanda incarne la star, toujours prête pour un selfie, Anne est l’âne de cette crèche moderne. L’enfant Jésus, quant à lui, est représenté par une pavlova, enveloppée dans des boîtes en plastique, conformément aux écritures.

Amanda insiste pour que la pavlova – un cadeau pour sa tante Joan – reste bien droite, sous peine de voir « la compote envahir la meringue ». Le ton est donné : une désespérance à peine voilée, teintée d’un profond malaise. L’après-midi s’annonce donc mouvementé dans le vaste manoir de tante Joan (« Seulement 11 acres et un ha-ha », se moque Felicity).

Joan, vision d’excentricité débraillée en gilet matelassé et tablier taché de sang (« Vous me surprenez en plein découpage ! »), prend immédiatement les choses en main, distribuant canapés et porto, ses boucles d’oreilles en forme de décorations de Noël balançant comme des boulets de canon.

Amanda, de son côté, est déterminée à reproduire une photo de son adolescence, où elle se serrait joyeusement entre sa tante et sa mère, en leur demandant de sourire devant une pavlova gigantesque. « Ce sera super-mignon », trille-t-elle, tentant de les mettre en position. Mais ses efforts sont vains : tout le monde est distrait par le fait que le chien s’est enfui avec le pâté de truite.

Pauvre Amanda. Personne ne se soucie de son énorme pavlova. C’est là tout le charme, à la fois doux-amer, d’Amandaland : la vanité va toujours de pair avec une pointe de tristesse. L’attitude snob d’Amanda, ses illusions et son besoin désespéré de rendre chaque chose « adorable » ne sont pas une question de statut social, de likes sur Instagram ou de TikTok. Il s’agit de combler le vide béant laissé par l’indifférence constante de sa mère.

Sharon Horgan, Helen Serafinowicz, Barunka O’Shaughnessy, Laurence Rickard et Holly Walsh ont ainsi créé l’une des grandes tragédies du XXIe siècle. Pour paraphraser Tolstoï (dans l’esprit des fêtes) : toutes les familles heureuses se ressemblent ; la famille d’Amanda est folle comme une couleuvre.

De retour à Cirencester, Felicity continue de se plaindre de l’optimisme frénétique de Joan, Joan et Amanda font semblant que tout est parfait, et Mal découvre un dossier de photos compromettantes de Felicity dans sa jeunesse. (Il n’est pas permis d’en dire plus, car cela gâcherait apparemment la stollen de tout le monde, mais disons simplement que cela implique une série de malentendus très stupides et que c’est très drôle.)

L’épisode n’est pas parfait : l’intrigue semble un peu décousue, la morale finale manque de force et la bande-son, avec ses flûtes omniprésentes, donne l’impression que Jethro Tull pourrait surgir d’un buisson et me faire chanter une chanson médiévale. Mais assez de bougonnerie. C’est Noël, Jennifer Saunders et Joanna Lumley sont de retour à l’écran, et Amanda parvient enfin à recréer sa photo d’enfance avec une pavlova qui n’est pas vraiment une pavlova, mais une métaphore magnifiquement cuite du pardon familial.

Que Dieu nous bénisse tous ! Amandaland Christmas Special a été diffusé sur BBC One et est disponible sur iPlayer.

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