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Ambiance inégalable, billets à 10 euros et de plus en plus professionnel : pourquoi cette Coupe d’Afrique devient une nouvelle référence

by Camille Renault

Publié le 16 décembre 2025 à 15h21. La Coupe d’Afrique des Nations, qui débute dimanche au Maroc, se présente sous un nouveau jour : des infrastructures modernes, un coût d’accès abordable et une professionnalisation croissante promettent une compétition plus attrayante que jamais.

  • Le Maroc mise sur des infrastructures de premier ordre, avec des stades pouvant accueillir jusqu’à 75 000 spectateurs et des terrains en parfait état.
  • Le prix des billets, à seulement 10 euros, rend la compétition accessible à un large public.
  • Des observateurs soulignent l’importance de cette édition pour le Maroc, en préparation de la Coupe du monde 2030 dont il sera co-organisateur.

Après des décennies marquées par un contraste entre la passion des supporters et des lacunes organisationnelles, la Coupe d’Afrique des Nations ambitionne de se débarrasser de son image d’amateurisme. Le Maroc, pays hôte de cette 35e édition, entend faire de cet événement une vitrine de ses capacités et un modèle pour l’avenir.

« Les stades sont de premier ordre, les terrains sont en parfait état et les vestiaires sont également excellents », assure Gilles Mbiye-Beya, analyste sportif, dans une émission spéciale de Sporza Daily. Il ajoute que même les équipements de diffusion télévisuelle, y compris les caméras dites « araignées », seront aux normes internationales. « Auparavant, la Coupe d’Afrique souffrait d’images télévisées de mauvaise qualité et de terrains dégradés, ce qui nuisait au spectacle, alors qu’il y a beaucoup de bons joueurs en Afrique », explique-t-il.

Cette transformation est également perçue comme un test important pour le Maroc, qui se prépare à accueillir la Coupe du monde 2030 en collaboration avec d’autres pays. « Pour le Maroc, c’est un test très important en vue de la Coupe du monde 2030 », confirme Mbiye-Beya.

L’évolution de la Coupe d’Afrique des Nations se traduit également par une augmentation des enjeux financiers. La dotation totale s’élève à 32 millions de dollars (environ 29,7 millions d’euros), dont 7 millions pour l’équipe victorieuse. La valeur des équipes, estimée sur le site Transfermarkt, est également en constante progression.

« Le fait que ce tournoi doive céder la place à ce qui était jusqu’à récemment un tournoi amical montre où se situent les priorités de la FIFA. »

Gilles Mbiye-Beya

Cependant, des critiques subsistent. Mbiye-Beya déplore le report de la compétition à l’hiver, en raison de l’organisation de la Coupe du monde des clubs, et les difficultés rencontrées par certains joueurs, notamment ceux évoluant en Premier League, qui ne sont libérés par leurs clubs que quelques jours avant le début du tournoi. « S’il s’agissait d’un Championnat d’Europe, cela n’aurait jamais été une discussion », souligne-t-il.

Malgré ces réserves, l’ambiance festive et l’accessibilité financière restent des atouts majeurs de la Coupe d’Afrique des Nations. « La Coupe d’Afrique, c’est de la musique, c’est de la couleur et c’est du plaisir », résume Issame Charaï, entraîneur de Westerlo. « Il y a toujours de l’ambiance dans le stade de la première à la dernière minute. Chacun à sa manière. »

Bilal El Khannouss sous le maillot du Maroc
Bilal El Khannouss (au milieu) a joué pour la Belgique en tant que jeune joueur, mais a finalement choisi le Maroc.

L’attrait croissant de la compétition se manifeste également par le choix de plus en plus de joueurs nés en Europe de représenter leur pays d’origine. Des joueurs comme Bilal El Khannouss et Noah Sadiki, ayant fait leurs débuts en Belgique, ont ainsi opté pour le Maroc et le Congo, respectivement.

« Il est inévitable que chaque nation africaine investisse dans les infrastructures. »

Issame Charaï

Charaï estime que l’investissement dans les infrastructures est essentiel pour convaincre les joueurs formés en Europe de choisir leur pays d’origine. « Le Maroc a déjà commencé à le faire il y a 10 ans », rappelle-t-il.

Écoutez l’analyse complète d’Issame Charaï et Gilles Mbiye-Beya sur Sporza Daily (en néerlandais)

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