Publié le 10 novembre 2025 à 17h56. Bali voit ses terres agricoles disparaître à un rythme alarmant, une situation exacerbée par les récentes inondations et pointée du doigt par les défenseurs de l’environnement.
- Entre 2019 et 2024, 6 521 hectares de rizières ont été convertis à des fins commerciales, représentant une perte annuelle de 1,53 %.
- La municipalité de Denpasar est la plus touchée, avec une perte de 38,83 % de ses rizières en six ans.
- Des associations environnementales réclament un moratoire sur les nouveaux développements, estimant que le surdéveloppement est à l’origine d’une perte d’environ 2 000 hectares de terres agricoles par an.
La conversion rapide des terres agricoles en zones commerciales et résidentielles inquiète de plus en plus à Bali. Selon les données de l’Agence Nationale des Terres (BPN), entre 2019 et 2024, un total de 6 521 hectares de rizières ont été transformés, entraînant une diminution de 1,53 % de la superficie agricole chaque année.
La situation est particulièrement préoccupante à Denpasar, où près de 39 % des rizières ont disparu en six ans, soit un taux de conversion annuel d’environ 6,34 %. La régence de Gianyar arrive en deuxième position avec une perte de 18,85 % sur la même période, ce qui représente une moyenne annuelle de 2,47 %. La régence de Tabanan, en raison de sa plus grande superficie, affiche le taux de perte le plus faible.
Un responsable du BPN a expliqué que ces conversions sont en grande partie dues à des modifications des règlements de zonage. À Denpasar, par exemple, de nombreuses rizières ont été transformées en logements et autres infrastructures au cours de la dernière décennie.
La disparition des rizières est devenue un sujet de préoccupation majeur suite aux inondations catastrophiques qui ont frappé l’île le 10 septembre 2025, causant la mort de plus de dix personnes. Les militants écologistes estiment que la réduction des terres agricoles contribue à l’aggravation des inondations.
Le chapitre balinais du Forum Indonésien pour l’Environnement (Walhi Bali) accuse le surdéveloppement massif d’être responsable de la perte d’environ 2 000 hectares de terres agricoles chaque année.
« Nous demandons depuis longtemps un moratoire sur les nouveaux développements à Bali. »
Walhi Bali
Selon les données de Walhi, entre 2000 et 2020, la superficie des rizières à Denpasar et Badung est passée d’environ 7 000 hectares à seulement 3 000 hectares, soit une perte de 4 334 hectares, représentant 23,44 % en 20 ans.
Liens connexes :
L’intensification du surtourisme à Bali
Moratoire sur le développement : 2 ou 10 ans ?
Une approche équitable du développement touristique
Le soutien à un moratoire de deux ans à Bali se renforce
Est-il temps d’imposer un moratoire sur le développement du sud de Bali ?
BTB-GIPI soutient le moratoire sur les hôtels à Bali
Megawati souhaite un moratoire sur les hôtels à Bali
Bali va-t-elle limiter le nombre de touristes étrangers ?
Restez informé des actualités liées au tourisme à Bali: Abonnez-vous à la mise à jour de Bali