Publié le 22 décembre 2025 à 03h10. Le nouveau sélectionneur du Pakistan, Aqib Javed, estime que le cricket indien possède une structure de développement des talents bien supérieure à celle de son pays, et qu’il s’inspire de ce modèle pour insuffler une nouvelle dynamique à l’équipe pakistanaise.
- Aqib Javed pointe du doigt un manque de cohérence dans le système de formation pakistanais, contrairement à l’Inde où la compétition forge des joueurs performants de manière constante.
- Il insiste sur le fait que les changements de capitaines ou d’entraîneurs ne suffiront pas à résoudre les problèmes du cricket pakistanais sans une amélioration fondamentale de l’infrastructure et du vivier de joueurs.
- Javed se montre optimiste quant aux perspectives de l’équipe pakistanaise, notamment en vue de la prochaine Coupe du monde, en particulier si le tournoi se déroule dans des conditions qui lui sont favorables.
Aqib Javed a récemment exprimé son analyse sans détour sur l’état du cricket pakistanais, mettant en lumière un problème structurel plutôt que des questions de leadership. Selon lui, l’écart entre le Pakistan et l’Inde ne se résume pas à des débats sur les capitaines ou les entraîneurs, mais à une différence fondamentale dans la manière dont les talents sont détectés, formés et intégrés au niveau national.
S’exprimant sur un podcast du Pakistan Cricket Board (PCB), Javed a révélé qu’il étudiait attentivement le succès indien, non pas pour copier des slogans, mais pour comprendre les mécanismes de planification qui sous-tendent cette réussite.
« J’ai examiné le succès de l’Inde et j’ai essayé d’exécuter des plans pour améliorer le cricket au Pakistan. Le succès de toute nation de cricket repose sur son talent. »
Aqib Javed, sélectionneur du Pakistan
Il a souligné que le simple remplacement des joueurs ou des responsables ne résoudrait pas les problèmes tant que le système de base ne serait pas amélioré.
Pour Javed, le “talent” n’est pas une qualité innée, mais le résultat d’un travail de fond basé sur des chiffres et une infrastructure solide. Il préconise d’élargir le bassin de joueurs potentiels et de les soumettre à une concurrence accrue pour les inciter à se surpasser.
« Et la qualité des talents peut être assurée en augmentant l’effectif du banc et la concurrence, et cela n’est possible qu’avec une infrastructure et un système appropriés. »
Aqib Javed, sélectionneur du Pakistan
Malgré ce constat critique, Javed affiche un certain optimisme quant à l’évolution actuelle du cricket pakistanais. Il estime que l’équipe commence à bénéficier d’une plus grande profondeur de banc et d’une meilleure définition des rôles de chaque joueur.
« Toutes les indications sont là, nous avons de bons joueurs, ils se sont bien combinés et, surtout, il y a un choix de joueurs maintenant. »
Aqib Javed, sélectionneur du Pakistan
En ce qui concerne la Coupe du monde, Javed estime que les conditions de jeu joueront un rôle crucial. Il considère que le Pakistan aura de meilleures chances de succès si le tournoi se déroule dans un environnement familier.
« Si le Pakistan avait été, disons, en Australie ou en Afrique du Sud, j’aurais pensé différemment. Mais (c’est) le meilleur moment pour que l’équipe réussisse. »
Aqib Javed, sélectionneur du Pakistan
En substance, le message d’Aqib Javed est clair : il faut cesser de chercher des solutions aux crises dans des changements de personnel et se concentrer sur la réparation du système de formation et de développement des talents. C’est en améliorant l’infrastructure que le cricket pakistanais pourra retrouver son lustre d’antan.
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