Le Ghana perd des sommes considérables à cause de faux employés sur les listes de paie, et un expert en développement démocratique propose une approche plus radicale pour mettre fin à ce problème endémique.
Kwaku Asare, membre du Centre pour le développement démocratique (CDD), estime que les audits de paie actuels sont inefficaces pour éradiquer les « noms fantômes » – des individus fictifs figurant sur les registres de personnel et recevant un salaire. Il a déclaré que ces pratiques frauduleuses persistent depuis longtemps et continueront tant que les responsables de leur création ne seront pas identifiés et punis.
« Les noms de fantômes sur les listes de paie existent depuis très longtemps et ils continueront d’apparaître jusqu’à ce que nous trouvions ceux qui les ont créés », a-t-il affirmé lors d’une interview.
M. Asare préconise l’utilisation d’audits médico-légaux, une méthode d’investigation plus approfondie, pour remonter la piste et identifier les auteurs de ces fraudes. Il insiste sur la nécessité de sanctions sévères pour dissuader de telles pratiques.
À ce stade, le Ghana a subi des pertes de 564,2 millions de cedis ghanéens (environ 47,8 millions d’euros) en raison de ces faux employés. Selon M. Asare, ce phénomène est récurrent et ne peut plus être toléré.
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