Publié le 29 septembre 2025 à 13h58. Après des manifestations ayant fait quatre morts, les représentants du Ladakh ont suspendu les négociations avec le gouvernement central, exigeant un retour à la normale dans la région et la libération de l’activiste Sonam Wangchuk.
- Le Leh Apex Body a annoncé la suspension des pourparlers avec New Delhi jusqu’à ce que la situation sécuritaire et émotionnelle au Ladakh se stabilise.
- L’activiste Sonam Wangchuk a été arrêté et placé en détention en vertu de la loi sur la sécurité nationale (NSA), une mesure vivement critiquée par la Kargil Democratic Alliance (KDA).
- La KDA réclame la libération immédiate de Wangchuk et d’autres détenus, ainsi que des garanties constitutionnelles pour le Ladakh.
L’atmosphère au Ladakh est décrite comme empreinte de peur, de chagrin et de colère, selon le président du Leh Apex Body, Thupstan Chhewang. Il a appelé le ministère de l’Intérieur et l’administration du territoire de l’Union à prendre des mesures concrètes pour apaiser les tensions. « Nous avons convenu à l’unanimité que tant que la paix ne sera pas rétablie au Ladakh, nous ne participerons à aucun entretien », a déclaré Chhewang.
L’arrestation de Sonam Wangchuk, incarcéré dans la prison de Jodhpur au Rajasthan, est au cœur des préoccupations. Il est accusé d’avoir incité à la violence par ses discours. La Kargil Democratic Alliance (KDA) a fermement condamné cette arrestation et celle d’autres militants, exigeant leur libération immédiate et inconditionnelle. Sajjad Kargili, membre de la KDA, a souligné que les demandes d’autonomie et de garanties constitutionnelles, notamment en vertu de l’article 6 de la Constitution indienne, sont « non négociables ».
Les récentes manifestations à Leh, qui ont dégénéré le 24 septembre, ont été déclenchées par des revendications concernant le statut du Ladakh et ses protections constitutionnelles. Les troubles ont conduit à l’incendie d’un bureau du Bharatiya Janata Party (BJP) dans la région et ont fait quatre morts et des dizaines de blessés, dont des membres des forces de sécurité.
La KDA tient l’administration du territoire de l’Union directement responsable de la violence survenue à Leh et met en garde contre le risque d’aliénation de la population locale si leurs demandes ne sont pas satisfaites.
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