Un homme de 39 ans a ouvert le feu le vendredi 23 octobre 2026 à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, tuant Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans, et blessant grièvement cinq autres personnes au cours d’un parcours meurtrier de 12 kilomètres.
L’attaque menée à bord d’une Renault Clio avec un armement conséquent a immédiatement ébranlé le pays. Le président de la République Emmanuel Macron a qualifié l’événement de tournant dans la vie de notre nation, évoquant une idéologie raciste à l’origine de ce déchaînement de violence.
Le parcours de tirs et le profil du suspect
Le suspect a été interpellé à Coignières après les faits. Il a tiré 128 munitions sur huit scènes de crime différentes.
Ce soir, la Nation est en deuil après l’attentat terroriste qui a frappé Trappes et La Verrière.Nous sommes confrontés à un acte d’une gravité extrême et qui par son caractère raciste avéré marque un tournant pour notre pays. Monsieur Pengo Bossio Wangi a perdu la vie.…
Les enquêteurs ont retrouvé un couteau, un brassard de police, un pointeur laser, des menottes, un pistolet-mitralleur Sten et des munitions à bord de son véhicule. Le bilan fait état de la mort de Pengo Bossio Wangi, âgé de 26 ans, et de cinq blessés graves, dont une fillette de 11 ans dont le pronostic vital n’est plus engagé depuis le dimanche.
Le mis en cause conteste les motivations qui lui sont attribuées par les autorités. Le procureur de la République antiterroriste, Olivier Christen, a précisé lors d’une conférence de presse que le suspect conteste le caractère raciste de ses crimes
tout en qualifiant le passage à l’acte de périple meurtrier patriculièrement préparé
.
Profondément choquée par cette attaque raciste et ce meurtre à Trappes. Tout mon soutien aux victimes, à leurs familles et à leurs proches.Plus que jamais, lutter contre le racisme et toutes les formes de haine est une nécessité absolue.Comment ne pas s’inquiéter, dans ce…
Sa garde à vue avait été suspendue un temps en raison de son état psychiatrique. Elle a repris ce lundi après-midi, un nouvel examen médical ayant conclu à l’absence de symptômes de décompensation aiguë ou de pathologie aliénante.
Des rassemblements et une tribune d’artistes
Dès le lundi 26 octobre au soir, des centaines de personnes se sont rassemblées dans plusieurs villes de France. Paris sur la place de la Bataille-de-Stalingrad, Toulouse, Lyon, Marseille, Chartres et Millau ont accueilli ces moments de recueillement.
Suite à l’attaque terroriste et raciste survenue vendredi 23 octobre dans les Yvelines, Sébastien Chenu, député RN du Nord et vice-Président de l'Assemblée nationale, qualifie la ville de Trappes comme d’un "foyer de djihadistes".➡️ https://t.co/fvzJN8gRsu pic.twitter.com/rL3Uj4PBUI
Les participants ont dénoncé la haine raciste.
Une tribune a été publiée sur le site de Politis. Elle est signée par près d’une centaine de personnalités du sport et de la culture, parmi lesquelles Omar Sy, Lilian Thuram, La Fouine et Marie-José Pérec.

Les signataires affirment :
Nous savions tous qu’un jour, à force de polémiques délirantes et de punchlines se voulant assassines, les mots de la haine tueraient, de nouveau.
Les signataires de la tribune, via Politis
Les fausses informations et les responsabilités politiques
Le parquet national antiterroriste a dû démentir formellement une information erronée relayée par certains médias et personnalités politiques affirmant que des prospectus du Rassemblement national avaient été découverts dans la voiture de l’assaillant.
« Nous savions que les mots de la haine finiraient par tuer » Omar Sy, Camille Cottin, Théodora, Gazo, Gilles Lellouche , Lilian Thuram, Marie-José Perec, Leïla Bekhti … plus de 100 personnalités dénoncent l’attentat raciste de Trappes dans @Politis_fr https://t.co/X2gvVVVUnu
Olivier Christen a confirmé qu’aucun tract d’un parti politique n’a été découvert dans son véhicule. La direction du Rassemblement national s’est défendue de tout lien avec le drame, tandis que plusieurs élus locaux et associatifs ont rappelé les prises de position passées visant la commune de Trappes.
Des syndicats ont critiqué le choix des termes employés dans la presse. Des observateurs ont fait de même, à l’instar de l’ancienne journaliste et adjointe au maire de Paris Audrey Pulvar qui a reproché à certains médias d’édulcorer la réalité en évitant les qualificatifs de tueur ou de terroriste raciste.
Depuis 24h, des trolls affirment que le tueur de Trappes serait en réalité de gauche.Cette obsession à vouloir nier la dimension raciste du crime est indécente. Son adhésion aux idées d’extrême droite est évidente.Et sa fragilité mentale n’y change rienhttps://t.co/M8JVV9YxKn
Une minute de silence doit être observée ce mardi à l’Assemblée nationale en hommage à Pengo Bossio Wangi.
En savoir plus sur Pengo Bossio Wangi
« Le petit cercle militant autour duquel il gravitait l’a « embarqué » vers des actions propalestiniennes. »« Kévin T., ouvrier, diagnostiqué schizophrène, a évolué de la gauche radicale à l’extrême droite, avant de commettre un attentat raciste à Trappes. »…