La Haye, le 22 octobre 2025. L’Inspection de l’environnement humain et des transports (ILT) néerlandaise va renforcer sa surveillance et son application des réglementations environnementales, face à une pression croissante et des coûts socio-économiques en hausse. Cette réorientation stratégique s’accompagne d’un défi budgétaire.
- L’ILT accordera une priorité accrue aux enjeux environnementaux, notamment la lutte contre les substances nocives comme les PFAS et la réduction des gaz à effet de serre.
- Un recentrage des ressources se traduira par une diminution des contrôles dans le secteur des transports.
- Malgré l’augmentation des tâches, l’ILT doit faire face à un budget plus restreint pour la période 2025-2029.
L’Inspection de l’environnement humain et des transports (ILT) a dévoilé aujourd’hui sa nouvelle stratégie pluriannuelle pour les années 2026-2029, lors d’une présentation au ministre sortant de l’Infrastructure et de la Gestion de l’eau, Robert Tieman. Cette stratégie marque un tournant, avec un accent plus prononcé sur la protection de l’environnement.
Selon Mattheus Wassenaar, inspecteur général de l’ILT, les conséquences des substances nocives et des émissions de gaz à effet de serre sont souvent insidieuses, mais significatives.
« Leur impact sur notre santé et notre cadre de vie est important. C’est pourquoi l’environnement fera l’objet d’une plus grande attention dans les années à venir. »
Mattheus Wassenaar, inspecteur général de l’ILT
L’ILT insiste sur la responsabilité des entreprises dans le respect des réglementations. Elle attend d’elles qu’elles prennent leur responsabilité sociale au sérieux et qu’elles fassent preuve de diligence. En cas de non-conformité, des mesures seront prises.
La nouvelle stratégie traduit un changement de priorités. Si l’ILT maintient son engagement en faveur de la sécurité, de la confiance et de la durabilité, elle constate que le secteur des transports présente généralement des risques de sécurité bien maîtrisés. En revanche, la pression sur l’environnement s’intensifie, en raison de risques complexes et à grande échelle. Par conséquent, davantage de ressources seront allouées à la protection de l’environnement, au détriment du secteur des transports.
Les dommages environnementaux représentent un coût annuel estimé à 46 milliards d’euros pour la société néerlandaise, selon les calculs de l’Agence néerlandaise d’évaluation environnementale. Ce chiffre est 50 % supérieur à celui de 2018.
L’ILT est confrontée à un défi supplémentaire : un budget plus limité pour la période 2025-2029, en partie dû aux investissements nécessaires dans les technologies de l’information et de la communication (TIC). M. Wassenaar a averti les responsables politiques :
« Notre contrôle ne sera donc pas partout aussi intensif. Nous disons désormais explicitement aux hommes politiques : si le financement d’une tâche disparaît, nous ne pouvons plus l’accomplir. »
Mattheus Wassenaar, inspecteur général de l’ILT
En outre, l’ILT anticipe de nouvelles missions dans les domaines de l’économie circulaire, de la résilience et de l’aviation.
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