Publié le 1er novembre 2023 à 22h23. Au moins dix détenus sont décédés dans les dernières heures dans différents établissements pénitentiaires équatoriens, exacerbant les inquiétudes face à la violence et aux conditions de vie au sein des prisons du pays.
- Dix décès de détenus ont été recensés dans trois prisons équatoriennes : Pénitencier du Littoral (Guayaquil), Turi (Cuenca) et Esmeraldas.
- Les autorités enquêtent sur les causes de ces décès, certains étant classés comme « à déterminer » en l’absence de signes de violence.
- Deux des victimes retrouvées à Esmeraldas avaient été arrêtées la veille et étaient soupçonnées d’être liées au groupe criminel Los Chechenos.
Six morts ont été enregistrées au Pénitencier du Littoral, à Guayaquil. La police a précisé que deux décès ont été signalés à la polyclinique du centre de détention, tandis qu’un autre corps a été découvert dans une cellule le 31 octobre. Parmi les victimes, Luis Fernando C., 28 ans, connu pour des antécédents de trafic de drogue, et Vladimir Wesleyn C., 19 ans, ont été identifiés. Aucun signe de violence n’a été constaté sur les corps de ces deux détenus, et les circonstances de leur décès font l’objet d’une enquête.
À Cuenca, dans la prison de Turi, au moins trois autres détenus ont perdu la vie. Álex Rodrigo V., 34 ans, serait décédé après s’être senti mal, selon des témoignages de ses codétenus. Deux autres décès sont survenus suite à une altercation dans la zone de sécurité moyenne. Un suspect a été interpellé dans le cadre de cette affaire. Les victimes avaient entre 34 et 45 ans.
Enfin, deux autres détenus ont été retrouvés morts dans la prison d’Esmeraldas. Leurs corps, présentant des contusions, ont été découverts dans la cellule 10. Ces deux hommes avaient été arrêtés la veille lors d’une opération à Eloy Alfaro et étaient soupçonnés d’être liés au groupe Los Chechenos, une dissidence du Front Urías Rondón, un groupe criminel colombien. Plus d’informations sur l’arrestation de ces deux détenus.
Pour l’heure, le SNAI (Servicio Nacional de Atención a Privados de Libertad), l’organisme chargé du système pénitentiaire équatorien, n’a pas fait de commentaire officiel concernant ces décès.
Ces événements interviennent dans un contexte de tensions croissantes au sein des prisons équatoriennes, régulièrement secouées par des émeutes et des actes de violence.
À lire aussi
